L' Auteur
Bernard PECCABIN
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- Epilogue d'une folle journée et débuts d'un Champion -
1958-2008 : il y a 50 ans…
Le 21 Septembre 1958
… JACQUES SUIRE DEVENAIT
CHAMPION DE FRANCE DES CADETS A SAUMUR,
PENDANT QUE SE DEROULAIT CHEZ LUI,
LA CLASSIQUE BORDEAUX-ARCACHON
- Nous sommes en 1958 et Jacques Suire licencié au Bordeaux Vélo-Club, domine cette saison en écumant toutes les épreuves de la région. Âgé à peine de 15 ans et demi, il devient d'abord Champion de Guyenne, puis huit jours après Champion de France des cadets. Dans ce reportage, j'ai volontairement mis en page plusieurs volets. Celui du début de la carrière de Jacques Suire (1958-1960), celui du 66° Bordeaux-Arcachon qui s'est déroulé le jour de son sacre et sur lequel je reviendrais un jour sur ce blog, celui enfin du Bordeaux Vélo-Club, dont Jacques Suire portait les couleurs. Bonne lecture à tous, en espérant que ces quelques lignes réveilleront quelques souvenirs. Mais la carrière de Jacques Suire ne s'arrête pas là. Pour l'heure, nous nous limiterons juste à ses débuts, histoire de fêter cet anniversaire… soit 50 ans déjà !
Jacques SUIRE (Bordeaux VC) Champion de Guyenne des cadets
Astaffort (Lot-et-Garonne), le 14 septembre 1958 - Organisé par l'AS Astaffortaise, ce championnat de Guyenne des cadets a été une belle réussite. Voici dans l'ordre du classement, la liste des six coureurs qualifiés pour le championnat de France des cadets, qui se déroulera dimanche 21 septembre à Saumur, où ils seront accompagnés par M. Antoine Latorre, chargé des sélections au Comité de Guyenne.
1. Jacques Suire (Bordeaux VC), 2. Michel Landa (US Andernos), 3. Jean-Claude Sieuzac (SCA Libourne), 4. Claude Dècle (SCA Libourne), 5. Jean-Jacques Pomme (VC Bastidien), 6. Jean Wicart (VC Bastidien).
Jacques SUIRE (Bordeaux VC) Champion de Guyenne des cadets
Astaffort (Lot-et-Garonne), le 14 septembre 1958 - Organisé par l'AS Astaffortaise, ce championnat de Guyenne des cadets a été une belle réussite. Voici dans l'ordre du classement, la liste des six coureurs qualifiés pour le championnat de France des cadets, qui se déroulera dimanche 21 septembre à Saumur, où ils seront accompagnés par M. Antoine Latorre, chargé des sélections au Comité de Guyenne.
1. Jacques Suire (Bordeaux VC), 2. Michel Landa (US Andernos), 3. Jean-Claude Sieuzac (SCA Libourne), 4. Claude Dècle (SCA Libourne), 5. Jean-Jacques Pomme (VC Bastidien), 6. Jean Wicart (VC Bastidien).
Jacques Suire (Bordeaux Vélo-Club)
Jacques SUIRE est Champion de France
- Disputé dimanche 21 septembre à Saumur, le premier Championnat de France des cadets a connu un très grand succès. Les sélectionnés ont fait impression, puisque tous ont bataillé à fond sur les 65 kilomètres imposés par les règlements, les cadets ne pouvant courir une distance supérieure.
- A ce jeu, toutes les tentatives d'échappées avortèrent et la course eut sa conclusion par un sprint massif.
- Au cours des essais de départ, se firent particulièrement remarquer, Le Métayer (Nantes), Simon (Lyon), Poncé (Poissy). Jamais une échappée ne put se développer et le fait de prendre un écart de 100 mètres suffisait pour éveiller l'attention du peloton et provoquer un regroupement général.
- Finalement, malgré de nombreux lâchages provoqués par le vent et la montée à trois reprises différentes de la côte du château fort, au demeurant très rude, trente et un coureurs disputèrent le sprint qui permit à Jacques Suire d'endosser le maillot tricolore.
- Suire bien placé, fournit son effort à 400 mètres de l'arrivée et réussit à conserver cet avantage de deux longueurs sur Mierkiewicz d'Essonnes, favori au départ de la plupart de ses concurrents.
- Toujours est-il que âgé seulement de 15 ans et demi, licencié au Bordeaux Vélo-Club, bel athlète racé, Suire est bien le leader de la classe des cadets. On ne peut douter que ses futurs rivaux trouveront en lui un redoutable adversaire.
- Pour nous, nous savons déjà qu'il enleva le 31 juillet dernier à Bordeaux, le Grand Prix des Poussins, épreuve réservée aux coureurs de Guyenne de son âge.
- C'est Monsieur Doreau, Président de la Fédération Française de Cyclisme et vice-président de l'UCI, entouré de nombreux officiels, dont Monsieur Latorre, membre du Comité de Guyenne, qui remit à Jacques Suire le premier maillot tricolore attribué au Champion de France des cadets, lequel avait peine à cacher des larmes de joie. Organisation de l'Union Sportive Saumuroise qui avait réuni pour ce Championnat, quatre vingt onze concurrents dont quatre vingt-cinq métropolitains et six Algériens à la suite d'éliminatoires sélectives disputées dans les vingt et une provinces.
Le classement : 1. Jacques Suire (Bordeaux VC), les 65 kms en 1h06'18" (moyenne horaire 36,720 k/h), 2. Mierkiewicz (VCC Essonnes) à deux longueurs, 3. Poncé (AC Poissy), 4. Simon (VC Les Rousses), 5. Biville (US Argenteuil), 6. Lartigue (US Argenteuil), 7. Izier (US Crestoise), 8. Lucas (Saint-Nazaire), Jimeno (Le Creusot), Campanin (Le Creusot), Jegat (Vannes), Le Goff (Cléder), Bihannic (Brest), Dauby (Sedan), Demeyère (Nord), Siérizac (Libourne), Dècle (Libourne), Comme (Bordeaux), Creton (Sedan), Lujonchelle (Lille), Maryn (Paris), Daniel (Liancourt), Hervouet (Nogent), Vion (Limousin), Bernard (Limousin), Rabaute (Limousin), Joly (Lorraine), Mez (Nancy), Dewilde (Caen), Meunier (Tours), Nefat (Provence), Saura (Provence), tous même temps que le vainqueur.
- Disputé dimanche 21 septembre à Saumur, le premier Championnat de France des cadets a connu un très grand succès. Les sélectionnés ont fait impression, puisque tous ont bataillé à fond sur les 65 kilomètres imposés par les règlements, les cadets ne pouvant courir une distance supérieure.
- A ce jeu, toutes les tentatives d'échappées avortèrent et la course eut sa conclusion par un sprint massif.
- Au cours des essais de départ, se firent particulièrement remarquer, Le Métayer (Nantes), Simon (Lyon), Poncé (Poissy). Jamais une échappée ne put se développer et le fait de prendre un écart de 100 mètres suffisait pour éveiller l'attention du peloton et provoquer un regroupement général.
- Finalement, malgré de nombreux lâchages provoqués par le vent et la montée à trois reprises différentes de la côte du château fort, au demeurant très rude, trente et un coureurs disputèrent le sprint qui permit à Jacques Suire d'endosser le maillot tricolore.
- Suire bien placé, fournit son effort à 400 mètres de l'arrivée et réussit à conserver cet avantage de deux longueurs sur Mierkiewicz d'Essonnes, favori au départ de la plupart de ses concurrents.
- Toujours est-il que âgé seulement de 15 ans et demi, licencié au Bordeaux Vélo-Club, bel athlète racé, Suire est bien le leader de la classe des cadets. On ne peut douter que ses futurs rivaux trouveront en lui un redoutable adversaire.
- Pour nous, nous savons déjà qu'il enleva le 31 juillet dernier à Bordeaux, le Grand Prix des Poussins, épreuve réservée aux coureurs de Guyenne de son âge.
- C'est Monsieur Doreau, Président de la Fédération Française de Cyclisme et vice-président de l'UCI, entouré de nombreux officiels, dont Monsieur Latorre, membre du Comité de Guyenne, qui remit à Jacques Suire le premier maillot tricolore attribué au Champion de France des cadets, lequel avait peine à cacher des larmes de joie. Organisation de l'Union Sportive Saumuroise qui avait réuni pour ce Championnat, quatre vingt onze concurrents dont quatre vingt-cinq métropolitains et six Algériens à la suite d'éliminatoires sélectives disputées dans les vingt et une provinces.
Le classement : 1. Jacques Suire (Bordeaux VC), les 65 kms en 1h06'18" (moyenne horaire 36,720 k/h), 2. Mierkiewicz (VCC Essonnes) à deux longueurs, 3. Poncé (AC Poissy), 4. Simon (VC Les Rousses), 5. Biville (US Argenteuil), 6. Lartigue (US Argenteuil), 7. Izier (US Crestoise), 8. Lucas (Saint-Nazaire), Jimeno (Le Creusot), Campanin (Le Creusot), Jegat (Vannes), Le Goff (Cléder), Bihannic (Brest), Dauby (Sedan), Demeyère (Nord), Siérizac (Libourne), Dècle (Libourne), Comme (Bordeaux), Creton (Sedan), Lujonchelle (Lille), Maryn (Paris), Daniel (Liancourt), Hervouet (Nogent), Vion (Limousin), Bernard (Limousin), Rabaute (Limousin), Joly (Lorraine), Mez (Nancy), Dewilde (Caen), Meunier (Tours), Nefat (Provence), Saura (Provence), tous même temps que le vainqueur.
CELA S’EST PASSE LE JOUR DE SON SACRE :
Retour sur le reportage d’avant course de Charles Bidon
DIMANCHE, l’Union Cycliste Arcachonnaise organise la doyenne des épreuves de province
BORDEAUX-ARCACHON sous le patronage de SUD-OUEST et de l’ATHLETE
- Cette saison par suite de l'afflux des épreuves dans les clubs cyclistes, l'animation n'a cessé de régner. A ce propos depuis quelques jours, chez ceux de Guyenne en particulier, pas trop éloignés du centre de leur comité où par surcroît l'esprit amateur est resté vivace, on peut s'apercevoir qu'il va se produire quelque chose d'inhabituel. Un rien en vérité ! L'organisation de la doyenne des courses de province : Bordeaux-Arcachon.
- Il y aura du monde dimanche matin à l'Alouette-Pessac, sous les érables de l'établissement Larue, lieu inamovible du contrôle de départ de cette épreuve, où les conversations iront leur train avec, pour principal sujet ses épilogues passés.
- D'aucuns parleront peut-être de la désillusion provoquée par son report en septembre. Mais en est-ce bien une ? Peut-il se trouver quelqu'un s'imaginant sérieusement que par suite de la circulation intense régnant sur le parcours de Bordeaux à Arcachon un 15 août, la course ne peut plus se dérouler ce jour là avec toute la régularité requise et sans danger ?
- Bien sûr que non. On envisagera plutôt à la vue de la liste des engagés, si l'un d'eux est susceptible de battre le record de l'épreuve détenu depuis 1951 par Gérard Ferrage, qui couvrit cette année-là, la distance séparant l'Alouette de l'asile hospitalier, lieux immuables du départ et de l'arrivée en 1h04'.
- Que cette performance soit battue ou pas, ce qu'il y a de certain, c'est qu'une fois les vétérans partis, le groupe des indépendants et des amateurs s'élancera à cinquante à l'heure sur le billard menant au Boulevard Deganne.
- Côté tactique, certains appliqueront le marquage traditionnel, avec les rouleurs attaquant alternativement d'un côté et les sprinters s'accrochant de l'autre. Et si les offensives des premiers pêchent par la cohésion et la coordination, sur la courte distance empruntée, elles auront peu de chances d'aboutir. Le reste du peloton vigilant, ne permettra pas qu'un écart se creuse. Dans ces conditions, les rouleurs se heurteront sur le but aux sprinters et alors...
- Mais ce qu'il faut concéder à tous, c'est une volonté énorme, une grande rapidité dans l'action, un sens de la course nettement caractérisé. Ce faisant, les partants seront tous imprégnés du désir de figurer au palmarès. D'ailleurs celui qui le réalisera, ne sera pas loin du record, si le vent du moins est favorable. Et comme par le passé, une foule disciplinée s'échelonnera sur l'itinéraire. Ce sera l'habituelle affluence. Surtout à l'arrivée, avec un public friand du spectacle d'un beau sprint massif ou pourquoi pas de la venue d'un coureur détaché ? Réponse dimanche… dont voici ci-dessous la reproduction du reportage de course de Charles Bidon, l'éditorialiste de cette période.
- Il y aura du monde dimanche matin à l'Alouette-Pessac, sous les érables de l'établissement Larue, lieu inamovible du contrôle de départ de cette épreuve, où les conversations iront leur train avec, pour principal sujet ses épilogues passés.
- D'aucuns parleront peut-être de la désillusion provoquée par son report en septembre. Mais en est-ce bien une ? Peut-il se trouver quelqu'un s'imaginant sérieusement que par suite de la circulation intense régnant sur le parcours de Bordeaux à Arcachon un 15 août, la course ne peut plus se dérouler ce jour là avec toute la régularité requise et sans danger ?
- Bien sûr que non. On envisagera plutôt à la vue de la liste des engagés, si l'un d'eux est susceptible de battre le record de l'épreuve détenu depuis 1951 par Gérard Ferrage, qui couvrit cette année-là, la distance séparant l'Alouette de l'asile hospitalier, lieux immuables du départ et de l'arrivée en 1h04'.
- Que cette performance soit battue ou pas, ce qu'il y a de certain, c'est qu'une fois les vétérans partis, le groupe des indépendants et des amateurs s'élancera à cinquante à l'heure sur le billard menant au Boulevard Deganne.
- Côté tactique, certains appliqueront le marquage traditionnel, avec les rouleurs attaquant alternativement d'un côté et les sprinters s'accrochant de l'autre. Et si les offensives des premiers pêchent par la cohésion et la coordination, sur la courte distance empruntée, elles auront peu de chances d'aboutir. Le reste du peloton vigilant, ne permettra pas qu'un écart se creuse. Dans ces conditions, les rouleurs se heurteront sur le but aux sprinters et alors...
- Mais ce qu'il faut concéder à tous, c'est une volonté énorme, une grande rapidité dans l'action, un sens de la course nettement caractérisé. Ce faisant, les partants seront tous imprégnés du désir de figurer au palmarès. D'ailleurs celui qui le réalisera, ne sera pas loin du record, si le vent du moins est favorable. Et comme par le passé, une foule disciplinée s'échelonnera sur l'itinéraire. Ce sera l'habituelle affluence. Surtout à l'arrivée, avec un public friand du spectacle d'un beau sprint massif ou pourquoi pas de la venue d'un coureur détaché ? Réponse dimanche… dont voici ci-dessous la reproduction du reportage de course de Charles Bidon, l'éditorialiste de cette période.
Dans BORDEAUX-ARCACHON, quatre coureurs se détachent sous l’œil calme des sprinters
et l’un deux, Christian CASTERA (CC. Bordelais) règle magnifiquement l’échappée au sprint
Arcachon (Gironde), le 21 septembre 1958. - Pour une course bien réussie, ce fut une étonnante réussite avec ce Bordeaux-Arcachon, qui a une fois de plus justifié cette flatteuse appellation de doyenne "des épreuves cyclistes de province", conquise dans un passé glorieux, qui remonte à 1892. On pouvait difficilement souhaiter en cette deuxième quinzaine de septembre, un lot aussi fourni de concurrents - ils furent soixante cinq à prendre le départ, sur soixante treize inscrits, complétés par un beau lot de vétérans - et une foule aussi considérable rassemblée sur tout l'itinéraire, puis au Boulevard Deganne, lieu de l'arrivée.
- Au point de vue sportif, la course certes fut disputée avec hargne, mais manifestement, deux conceptions se sont affrontées une fois de plus.
- Il y eut d'une part, après un début extrêmement rapide, quatre rouleurs plein de fougue, qui, ayant attaqué, s'en allèrent de l'avant pour atteindre le but détachés. Il y eut d'autre part un noyau de sprinters trop confiants de l'aide que certains des éléments du peloton, pourraient être susceptibles de leur apporter.
- Ces hommes rapides attendirent donc que ces derniers, qui très justement les craignaient, se décident de conduire la chasse. Ils n'ont pas eu c'est vrai le souci de l'entreprendre eux-mêmes. D'ailleurs on ne vit jamais l'un d'eux, à la tête du peloton.
- C'est tout cela qui a donné à ce Bordeaux-Arcachon, où le record certes ne fut point battu, un rythme particulier où la course accomplie par les quatre fugitifs fut d'une remarquable luminosité, avec Christian Castéra, celui-ci mâtiné de sprinter, en compagnie de Asséré, de Pradeau et de Redoulez.
- Elle se termina par la victoire du premier cité. On pouvait difficilement souhaiter plus vaillant triomphateur que ce dernier. Christian Castéra du Cyclo-Club Bordelais, âgé de 23 ans, de retour du service militaire, joint à ses qualités de rouleur celle d'un homme vite, étant donné que si entre autres succès, le 5° Tour du Médoc qu'il enleva à Pauillac en 1955, figure à son palmarès, on y relève aussi une victoire remportée au Vélodrome de Bordeaux à l'occasion d'une épreuve sélective pour la Médaille de Paris.
- Au point de vue sportif, la course certes fut disputée avec hargne, mais manifestement, deux conceptions se sont affrontées une fois de plus.
- Il y eut d'une part, après un début extrêmement rapide, quatre rouleurs plein de fougue, qui, ayant attaqué, s'en allèrent de l'avant pour atteindre le but détachés. Il y eut d'autre part un noyau de sprinters trop confiants de l'aide que certains des éléments du peloton, pourraient être susceptibles de leur apporter.
- Ces hommes rapides attendirent donc que ces derniers, qui très justement les craignaient, se décident de conduire la chasse. Ils n'ont pas eu c'est vrai le souci de l'entreprendre eux-mêmes. D'ailleurs on ne vit jamais l'un d'eux, à la tête du peloton.
- C'est tout cela qui a donné à ce Bordeaux-Arcachon, où le record certes ne fut point battu, un rythme particulier où la course accomplie par les quatre fugitifs fut d'une remarquable luminosité, avec Christian Castéra, celui-ci mâtiné de sprinter, en compagnie de Asséré, de Pradeau et de Redoulez.
- Elle se termina par la victoire du premier cité. On pouvait difficilement souhaiter plus vaillant triomphateur que ce dernier. Christian Castéra du Cyclo-Club Bordelais, âgé de 23 ans, de retour du service militaire, joint à ses qualités de rouleur celle d'un homme vite, étant donné que si entre autres succès, le 5° Tour du Médoc qu'il enleva à Pauillac en 1955, figure à son palmarès, on y relève aussi une victoire remportée au Vélodrome de Bordeaux à l'occasion d'une épreuve sélective pour la Médaille de Paris.
- Nous lui adressons nos félicitations les plus vives, sans omettre bien entendu ses trois compagnons d'échappée, entre autres l'Arcachonnais Redoulez, lui aussi de retour d'Algérie.
De l'Alouette à Arcachon
- Dès le signal donné par Julien Moineau, l'allure est donc vive et un coureur est de suite à la traîne, Leroux. A Toctoucau, Graffeuil et Bourgne sont à la tête du peloton. La première échappée a pour auteur Guy Daraillan d'Andernos, mais elle meurt presque aussitôt. Alonso subit un saut de chaîne et revient. C'est alors que quatre hommes prennent l'initiative de lancer à fond la bagarre avec Castéra, Asséré, Pradeau et Redoulez. La chasse est conduite à Argentières par Natali. Passé ce village, Cazalis chute au sein du peloton. Tous l'évitèrent miraculeusement et le petit stadiste se releva sans trop de mal.
- Ça tourne ensuite plutôt vite. A Marcheprime, les 20 kilomètres sont courus en 28 minutes. Duvert, Bougon, Bougues sont à la tête de la poursuite, en vain.... Avant Facture, les quatre leaders semblent avoir perdu du terrain, mais ces derniers embrayent ferme. Et l'on peut relever alors leur farouche volonté d'atteindre le but. Aucun d'eux ne refuse d'ailleurs les relais. Abattant le kilomètre en 1'20s soit à 45 km de moyenne, les quatre coureurs se distinguent. Passé Le Teich, le vent pourtant nul au départ, commence le long du bassin à freiner légèrement l'échappée. Aussi les chasseurs situés à l'arrière regagnent de la distance. Mais la cassure reste définitive, aucun d'eux ne reviendra. Les quatre échappées atteignent l'avenue Deganne, dont ils montent la côte de front. Au sommet, Castéra part et bien détaché, domine ses rivaux sans aucun souci.
- A sa descente de vélo, félicité par M. de Gracia maire d'Arcachon et par M. Longau, Président de l'UC Arcachon, le vainqueur lançait avec franchise en matière de conclusion : "Ah ! Oui, je suis heureux d'avoir gagné plus que toute autre cette course. De constater que je remarche m'encourage, aussi vais-je essayer de compléter mon palmarès interrompu par mon service militaire".
- De ce fait, il faudra compter l'an prochain avec le rouleur-sprinter Castéra, qui fit ses débuts en 1953, sous les couleurs des postiers Bordelais.
Le Classement : 1. Christian Castéra (Cyclo-Club Bordelais) les 47 kms en 1h09'02s sur cycles Thoman, agent Lafargue à Bègles, 2. Paul Asseré (SBUC), 3. Christian Pradeau (CA Béglais), 4. Albert Redoulez (UC Arcachon) tous même temps, 5. Peyran (Talence) à 33s, 6. Branas (Bruges), 7. Nebut (Girondins), 8. Ferrara (CAM), 9. Daraillan (Dax), 10. Julio Alvarez (Girondins), 11. Michel Duvert (SBUC), 12. Robert Verdeun, 13. Christian Maire (Arcachon) et le reste du peloton ex-aequo.
Les vétérans - Un demi-heure auparavant, à l'issue d'une course qui ne mollit pas, ancêtres et vétérans s'étaient classés dans l'ordre ci-après :
Ancêtres : 1. Jacques Dachary (61 ans) en 1h20', 2. Barrière, 3. Guinard, 4. Demons, 5. Cazaux et Delpuget (71 ans).
Vétérans : 1. Fréchaut en 1h17', 2. Bop, 3. Robvieux, 4. Terminet, 5. Pruney, 6. Isard (15 partants).
De l'Alouette à Arcachon
- Dès le signal donné par Julien Moineau, l'allure est donc vive et un coureur est de suite à la traîne, Leroux. A Toctoucau, Graffeuil et Bourgne sont à la tête du peloton. La première échappée a pour auteur Guy Daraillan d'Andernos, mais elle meurt presque aussitôt. Alonso subit un saut de chaîne et revient. C'est alors que quatre hommes prennent l'initiative de lancer à fond la bagarre avec Castéra, Asséré, Pradeau et Redoulez. La chasse est conduite à Argentières par Natali. Passé ce village, Cazalis chute au sein du peloton. Tous l'évitèrent miraculeusement et le petit stadiste se releva sans trop de mal.
- Ça tourne ensuite plutôt vite. A Marcheprime, les 20 kilomètres sont courus en 28 minutes. Duvert, Bougon, Bougues sont à la tête de la poursuite, en vain.... Avant Facture, les quatre leaders semblent avoir perdu du terrain, mais ces derniers embrayent ferme. Et l'on peut relever alors leur farouche volonté d'atteindre le but. Aucun d'eux ne refuse d'ailleurs les relais. Abattant le kilomètre en 1'20s soit à 45 km de moyenne, les quatre coureurs se distinguent. Passé Le Teich, le vent pourtant nul au départ, commence le long du bassin à freiner légèrement l'échappée. Aussi les chasseurs situés à l'arrière regagnent de la distance. Mais la cassure reste définitive, aucun d'eux ne reviendra. Les quatre échappées atteignent l'avenue Deganne, dont ils montent la côte de front. Au sommet, Castéra part et bien détaché, domine ses rivaux sans aucun souci.
- A sa descente de vélo, félicité par M. de Gracia maire d'Arcachon et par M. Longau, Président de l'UC Arcachon, le vainqueur lançait avec franchise en matière de conclusion : "Ah ! Oui, je suis heureux d'avoir gagné plus que toute autre cette course. De constater que je remarche m'encourage, aussi vais-je essayer de compléter mon palmarès interrompu par mon service militaire".
- De ce fait, il faudra compter l'an prochain avec le rouleur-sprinter Castéra, qui fit ses débuts en 1953, sous les couleurs des postiers Bordelais.
Le Classement : 1. Christian Castéra (Cyclo-Club Bordelais) les 47 kms en 1h09'02s sur cycles Thoman, agent Lafargue à Bègles, 2. Paul Asseré (SBUC), 3. Christian Pradeau (CA Béglais), 4. Albert Redoulez (UC Arcachon) tous même temps, 5. Peyran (Talence) à 33s, 6. Branas (Bruges), 7. Nebut (Girondins), 8. Ferrara (CAM), 9. Daraillan (Dax), 10. Julio Alvarez (Girondins), 11. Michel Duvert (SBUC), 12. Robert Verdeun, 13. Christian Maire (Arcachon) et le reste du peloton ex-aequo.
Les vétérans - Un demi-heure auparavant, à l'issue d'une course qui ne mollit pas, ancêtres et vétérans s'étaient classés dans l'ordre ci-après :
Ancêtres : 1. Jacques Dachary (61 ans) en 1h20', 2. Barrière, 3. Guinard, 4. Demons, 5. Cazaux et Delpuget (71 ans).
Vétérans : 1. Fréchaut en 1h17', 2. Bop, 3. Robvieux, 4. Terminet, 5. Pruney, 6. Isard (15 partants).
LE BORDEAUX VELO-CLUB DE JACQUES SUIRE
- L'année 1958 fut illustrée en cyclisme par l'extraordinaire performance de Roger Rivière qui a amélioré on le sait, le record du Monde de l'heure. On y nota aussi la suprématie des Belges, enlevant mis à part le Tour de France, presque toutes les grandes classiques. Avec cinq victoires de premier ordre, les coureurs du Sud-Ouest se sont distingués. Notamment avec André Dufraisse, qui conserve le titre de Champion du Monde de Cyclo-Cross, avec Valentin Huot Champion de France route professionnel pour la deuxième fois consécutive, avec l'équipe de Guyenne qui prend le titre de Champion de France Olympique, avec Maurice Bertrand lors du Grand Prix de la ville de Tours et enfin avec Jacques Suire, revêtant à Saumur sous les couleurs "violet et or" du Bordeaux Vélo-Club, le premier maillot tricolore des cadets.
- Et c'est à ce succès remporté par l'espoir Suire sur ceux de la Province et comme de Paris, que nous allons consacrer ce reportage anniversaire, tout en ayant une pensée pour sa société d'antan, le Bordeaux Vélo-Club.
- En effet, pour en faire ressortir la valeur sur le plan Girondin, il nous faut évoquer en premier lieu un évènement, celui de la fondation de ce club.
- Il faut en reparler parce que ce retour sur un passé si lointain s'oublie. Les nouvelles générations ignorent totalement nos racines du fait du temps écoulé et il me semble donc utile de remémorer ce passé, du club de ce licencié qui est devenu aujourd'hui, soit 50 ans après, le président du Mérignac Vélo-Club.
- Au cours des vingt mois qui précédèrent la première guerre mondiale, le Bordeaux Vélo-Club était un club qui faisait l'objet de rudes assauts des sociétés rivales, dont en définitive il sortit victorieux, parce que ses dirigeants avaient toujours beaucoup de caractère. Tellement, que nombreux furent ceux qui tombèrent sous les balles de l'ennemi en 14-18.
- Il ne faut donc pas négliger cette époque faste du cyclisme régional, sans oser de parler de Armand Tardieu, qui prit la présidence du club un mardi 26 novembre 1912, au café Méridien, place d'Aquitaine, aujourd'hui devenue celle de la Victoire. Ce groupement succédait ce jour là au RacingClub Bordelais dont en 1906, il avait fait triompher à Tours leurs couleurs, dans le cadre du Championnat de France de vitesse.
- Donc ce mardi de novembre, dans la salle de l'établissement bien trop petite et de ses annexes, provenant soit du Racing ou de l'Union Cycliste Bordelaise, les membres du nouveau club, une centaine (le nombre par la suite devait en être doublé), discutèrent en premier lieu et du titre et des couleurs à lui donner.
- Pour le titre, celui du Bordeaux Vélo-Club prévalut et symbolisant celles portées par leur président à Tours, les membres adoptèrent dans l'enthousiasme le violet et l'or de la collerette du maillot du défunt Racing. Ces couleurs devaient se parer d'un magnifique prestige que Daniel Fourgeau ayant délaissé les cyclistes Girondins pour cette nouvelle société, rendit en effet populaire en remportant pour la seconde fois, le 13 juillet 1913, sur le vélodrome de la Côte d'Argent, ancêtre à Talence du Parc de Suzon, le Championnat de France de vitesse de la Confédération Française des sociétés cyclistes chère à Charles Bidon.
- Tout ce vieux passé de compétitions, voire même de luttes autour du tapis, furent si sévères, qu'elles provoquèrent la fondation du Bordeaux Vélo-Club dont la victoire du jeune Suire à Saumur nous redonne aujourd'hui cette impressionnante vision.
- Et c'est à ce succès remporté par l'espoir Suire sur ceux de la Province et comme de Paris, que nous allons consacrer ce reportage anniversaire, tout en ayant une pensée pour sa société d'antan, le Bordeaux Vélo-Club.
- En effet, pour en faire ressortir la valeur sur le plan Girondin, il nous faut évoquer en premier lieu un évènement, celui de la fondation de ce club.
- Il faut en reparler parce que ce retour sur un passé si lointain s'oublie. Les nouvelles générations ignorent totalement nos racines du fait du temps écoulé et il me semble donc utile de remémorer ce passé, du club de ce licencié qui est devenu aujourd'hui, soit 50 ans après, le président du Mérignac Vélo-Club.
- Au cours des vingt mois qui précédèrent la première guerre mondiale, le Bordeaux Vélo-Club était un club qui faisait l'objet de rudes assauts des sociétés rivales, dont en définitive il sortit victorieux, parce que ses dirigeants avaient toujours beaucoup de caractère. Tellement, que nombreux furent ceux qui tombèrent sous les balles de l'ennemi en 14-18.
- Il ne faut donc pas négliger cette époque faste du cyclisme régional, sans oser de parler de Armand Tardieu, qui prit la présidence du club un mardi 26 novembre 1912, au café Méridien, place d'Aquitaine, aujourd'hui devenue celle de la Victoire. Ce groupement succédait ce jour là au RacingClub Bordelais dont en 1906, il avait fait triompher à Tours leurs couleurs, dans le cadre du Championnat de France de vitesse.
- Donc ce mardi de novembre, dans la salle de l'établissement bien trop petite et de ses annexes, provenant soit du Racing ou de l'Union Cycliste Bordelaise, les membres du nouveau club, une centaine (le nombre par la suite devait en être doublé), discutèrent en premier lieu et du titre et des couleurs à lui donner.
- Pour le titre, celui du Bordeaux Vélo-Club prévalut et symbolisant celles portées par leur président à Tours, les membres adoptèrent dans l'enthousiasme le violet et l'or de la collerette du maillot du défunt Racing. Ces couleurs devaient se parer d'un magnifique prestige que Daniel Fourgeau ayant délaissé les cyclistes Girondins pour cette nouvelle société, rendit en effet populaire en remportant pour la seconde fois, le 13 juillet 1913, sur le vélodrome de la Côte d'Argent, ancêtre à Talence du Parc de Suzon, le Championnat de France de vitesse de la Confédération Française des sociétés cyclistes chère à Charles Bidon.
- Tout ce vieux passé de compétitions, voire même de luttes autour du tapis, furent si sévères, qu'elles provoquèrent la fondation du Bordeaux Vélo-Club dont la victoire du jeune Suire à Saumur nous redonne aujourd'hui cette impressionnante vision.
- Et si habitués que nous puissions être à voir surgir d'année en année des valeurs, nous pressentons que les qualités de ce jeune homme, au cours de ce Championnat des cadets, vainqueur par deux longueurs, (il y régla trente coureurs au sprint) semble devoir régir non seulement le destin des Bévécistes, mais les remettre au premier plan, pour attirer encore au-delà des frontières du Sud Ouest les regards sur les formations toujours aptes à sortir des hommes. D'ailleurs avant son exploit à Saumur, Suire s'était approprié le Championnat de Guyenne des cadets. D'autre part l'an dernier, dans les courses ouvertes à sa catégorie ou aux petites séries, quinze victoires furent à son actif, dont une sur piste et une dans un contre la montre.
- Ces succès enlevés par un coureur s'avérant complet sont pleines de promesses. Donc de dire que grâce à eux sa société revient au premier plan n'est point forfanterie, vétille, bagatelle, d'autant plus qu'autour du nouveau champion, gravitent de jeunes et d'anciens éléments vêtus comme lui du maillot violet et or, dont voici l'effectif.
- René de Santi (19 ans), qui enleva le Prix de Celles, d'Auros, du Tourne et de Saint-Germain des Graves.
Jean-Claude Augé (20 ans), victorieux à Saint-Laurent des Hommes, à Transacq, Cavignac, Saint-Martin de Sescas et Saint-Paul les Dax.
René Larrinaga (21 ans), premier à Ambarès, Camblanes, Saint-Genès de Castillon et à La Saleyre.
Marcel Frère (26 ans), en tête sur le but à Vandays et à Léognan.
Puis Guy Descorps (25 ans), lauréat à Saint-Germain d'Esteuil, les vétérans Jean Robvieux (51 ans), Adrien Marpoué (47 ans) titulaires chacun d'une victoire, Alfred Bordes (39 ans), Alphonse Brochet (48 ans), Urbain Santinan (49 ans). Enfin les Pierre Mingoulet (20 ans), René Beauvieux (26 ans), Michel Joineau (20 ans), René Lafuente (20 ans), Marcel Dupont (24 ans), de retour du régiment et les tout jeunes débutants comme Mors, de Breto, Faure, Grand, Fleureau, Dupouey, Santinan et Bernard.
- Telle est donc, au cours de cette année 1958 la place occupée en Guyenne par le Bordeaux Vélo-Club, titulaire de par la victoire à Saumur de Jacques Suire, de l'exploit numéro un, le premier en effet parmi ceux qu'accomplirent, également sur le plan individuel, les coureurs des sociétés régionales au cours de cette mémorable saison.
- Et nous n'oublierons jamais la forte et vivifiante impression que nous eûmes à la lecture de la dépêche nous apprenant la nouvelle de ce succès. Notre satisfaction fut grande. Comme celle de voir la vieille société que nous fûmes en 1912 sur les fonts baptismaux du cyclisme, avec l'aide de nos amis Armand Tardieu, Charles Passet et Ferdinand Fourgeau, détenir quarante-six ans après, de nouveau un maillot tricolore.
- Ces succès enlevés par un coureur s'avérant complet sont pleines de promesses. Donc de dire que grâce à eux sa société revient au premier plan n'est point forfanterie, vétille, bagatelle, d'autant plus qu'autour du nouveau champion, gravitent de jeunes et d'anciens éléments vêtus comme lui du maillot violet et or, dont voici l'effectif.
- René de Santi (19 ans), qui enleva le Prix de Celles, d'Auros, du Tourne et de Saint-Germain des Graves.
Jean-Claude Augé (20 ans), victorieux à Saint-Laurent des Hommes, à Transacq, Cavignac, Saint-Martin de Sescas et Saint-Paul les Dax.
René Larrinaga (21 ans), premier à Ambarès, Camblanes, Saint-Genès de Castillon et à La Saleyre.
Marcel Frère (26 ans), en tête sur le but à Vandays et à Léognan.
Puis Guy Descorps (25 ans), lauréat à Saint-Germain d'Esteuil, les vétérans Jean Robvieux (51 ans), Adrien Marpoué (47 ans) titulaires chacun d'une victoire, Alfred Bordes (39 ans), Alphonse Brochet (48 ans), Urbain Santinan (49 ans). Enfin les Pierre Mingoulet (20 ans), René Beauvieux (26 ans), Michel Joineau (20 ans), René Lafuente (20 ans), Marcel Dupont (24 ans), de retour du régiment et les tout jeunes débutants comme Mors, de Breto, Faure, Grand, Fleureau, Dupouey, Santinan et Bernard.
- Telle est donc, au cours de cette année 1958 la place occupée en Guyenne par le Bordeaux Vélo-Club, titulaire de par la victoire à Saumur de Jacques Suire, de l'exploit numéro un, le premier en effet parmi ceux qu'accomplirent, également sur le plan individuel, les coureurs des sociétés régionales au cours de cette mémorable saison.
- Et nous n'oublierons jamais la forte et vivifiante impression que nous eûmes à la lecture de la dépêche nous apprenant la nouvelle de ce succès. Notre satisfaction fut grande. Comme celle de voir la vieille société que nous fûmes en 1912 sur les fonts baptismaux du cyclisme, avec l'aide de nos amis Armand Tardieu, Charles Passet et Ferdinand Fourgeau, détenir quarante-six ans après, de nouveau un maillot tricolore.
La saison suivante ...
Dimanche 7 juin 1959 à la Réole - A l'issue du Prix Anatole Peyrolle, disputé ce dimanche et réservé aux cadets, on se voit dans l'obligation d'observer que le Champion de France ce cette classe de coureur, Jacques Suire a de nouveau dominé. Ses adversaires pourtant ne ménagèrent pas leurs efforts pour lui faire échec. De plus, venant après celles qu'il remporta dans le courant du mois de mai, à Parentis en Born, Sainte-Livrade, Langon et à Jonzac, sous les couleurs du Bordeaux Vélo-Club et également celle de Crémor - cycle Peugeot agent David, cours Pasteur à Bordeaux - cette nouvelle victoire lui doit d'enlever le challenge Anatole Peyrolle.
Les adversaires de Suire à cette époque : Claude Dècle (SCA Libourne), Raymond Biraud (SCA. Libourne), Jean-Jacques Pommé (Bordeaux VC), Christian Napias (VC. Bastide), Dartigues (UCL), Laborde (SA Bordelais), Alain Labory (SA Bordelais), de Nadaï (VS Marmande), Gérard Mauget (Jonzac), Moreau (VCB), Frigo (EC Foyenne), Lataste (VCB), Larquier (Girondins), Cuch (VC Réolais), Ardouin (VC Réolais), Claude Dalhoste (VC. Bastidien), Didion (VC Bastidien), Michel Landa (Andernos), Jeguard (CC. Marmande), Jourdan (VCA), Armspach (UCA), Deblard (SAB), Jean Wicart (VC Bastidien), Cigana (Mérignac Jard), Maurel (VC. Bastide), Jacky Lheraud (AC Nersac), Mestrotto (CAM Bx), Desplats (SA. Bordeaux), Durancet (Bruges), Jormet (Langon), Sieuzac (SCA Libourne), Rebière (VC Bastidien) Léonard (CAM Bx), Bernard (VC Bastide), Pédaros (US Bouscat), Fontagnères (VC Capbreton), Valeton (CAM Bx), Serge Clavier (Pons), Bernard Bajou (Jonzac), Paul Luciez (Barbezieux),
Avec plus de vingt quatre victoires remportées en 1959, Robert Oubron se décide de sélectionner Jacques Suire pour le stage Gillette. Une référence...
Dimanche 30 septembre 1959 : Claude Dècle devient le nouveau Champion de Guyenne des Cadets
A La Réole, soixante-douze cadets ont participé au Championnat régional. Le titre a été enlevé par le Libournais Claude Dècle . Licencié au SCAL, Dècle comprit qu'il était vain d'attendre le sprint. Il s'échappa donc et roulant à fond, il atteignit le but avec 1'18" d'avance sur vingt sept coureurs réglés par Jacques Suire. Ce résultat surpris un tantinet, car au départ on eut juré que le Champion de France Suire, très actif dans la poursuite du leader, ne pouvait perdre le titre de champion de Guyenne.
Toujours est-il que ce succès du Libournais Dècle sur Suire, augmente encore l'intérêt du prochain Championnat de France à Montbéliard, tous deux étant appelés à le disputer.
Dimanche 7 juin 1959 à la Réole - A l'issue du Prix Anatole Peyrolle, disputé ce dimanche et réservé aux cadets, on se voit dans l'obligation d'observer que le Champion de France ce cette classe de coureur, Jacques Suire a de nouveau dominé. Ses adversaires pourtant ne ménagèrent pas leurs efforts pour lui faire échec. De plus, venant après celles qu'il remporta dans le courant du mois de mai, à Parentis en Born, Sainte-Livrade, Langon et à Jonzac, sous les couleurs du Bordeaux Vélo-Club et également celle de Crémor - cycle Peugeot agent David, cours Pasteur à Bordeaux - cette nouvelle victoire lui doit d'enlever le challenge Anatole Peyrolle.
Les adversaires de Suire à cette époque : Claude Dècle (SCA Libourne), Raymond Biraud (SCA. Libourne), Jean-Jacques Pommé (Bordeaux VC), Christian Napias (VC. Bastide), Dartigues (UCL), Laborde (SA Bordelais), Alain Labory (SA Bordelais), de Nadaï (VS Marmande), Gérard Mauget (Jonzac), Moreau (VCB), Frigo (EC Foyenne), Lataste (VCB), Larquier (Girondins), Cuch (VC Réolais), Ardouin (VC Réolais), Claude Dalhoste (VC. Bastidien), Didion (VC Bastidien), Michel Landa (Andernos), Jeguard (CC. Marmande), Jourdan (VCA), Armspach (UCA), Deblard (SAB), Jean Wicart (VC Bastidien), Cigana (Mérignac Jard), Maurel (VC. Bastide), Jacky Lheraud (AC Nersac), Mestrotto (CAM Bx), Desplats (SA. Bordeaux), Durancet (Bruges), Jormet (Langon), Sieuzac (SCA Libourne), Rebière (VC Bastidien) Léonard (CAM Bx), Bernard (VC Bastide), Pédaros (US Bouscat), Fontagnères (VC Capbreton), Valeton (CAM Bx), Serge Clavier (Pons), Bernard Bajou (Jonzac), Paul Luciez (Barbezieux),
Avec plus de vingt quatre victoires remportées en 1959, Robert Oubron se décide de sélectionner Jacques Suire pour le stage Gillette. Une référence...
Dimanche 30 septembre 1959 : Claude Dècle devient le nouveau Champion de Guyenne des Cadets
A La Réole, soixante-douze cadets ont participé au Championnat régional. Le titre a été enlevé par le Libournais Claude Dècle . Licencié au SCAL, Dècle comprit qu'il était vain d'attendre le sprint. Il s'échappa donc et roulant à fond, il atteignit le but avec 1'18" d'avance sur vingt sept coureurs réglés par Jacques Suire. Ce résultat surpris un tantinet, car au départ on eut juré que le Champion de France Suire, très actif dans la poursuite du leader, ne pouvait perdre le titre de champion de Guyenne.
Toujours est-il que ce succès du Libournais Dècle sur Suire, augmente encore l'intérêt du prochain Championnat de France à Montbéliard, tous deux étant appelés à le disputer.
Jacques Suire, Champion de France Universitaire à Saintes, sur le podium entouré de M. Doreau, Président de la FFC à gauche, et de M. Ulysse Suant, Président de la Commission nationale scolaire et universitaire
La sélection de Guyenne pour Montbéliard : Claude Décle (SCAL), Jacques Suire (BVC), Jacques Pommé (BVC), Alain Labory (SAB), Raymond Biraud (SCAL), Christian Napias (VC Bastidien), Claude Dalhoste (VC. Bastidien).
Le Crestois Maurice Izier (Dauphiné) Champion de France des cadets à Montbéliard : Disputé le dimanche 13 septembre 1959 sur 63 kms et par cent un coureurs venus de toutes les régions, le Championnat de France des cadets a été enlevé par Maurice Izier du Dauphiné-Savoie qui licencié à l'UC Crestoise, ouvrit le 12 avril dernier son copieux palmarès en réglant au sprint un peloton de vingt et un jeunes routiers dans le Prix Aldo-Mendini, l'une des épreuves de sa contrée. (NDLR : Izier deviendra plus tard professionnel).
- Et c'est de la même façon qu'il s'est approprié ce championnat sur un plus grand nombre cette fois-ci de concurrents, car ils furent une soixantaine à se présenter avec lui à l'arrivée, dont deux Bordelais, Pommé classé 6° et le Champion de France sortant Jacques Suire 7°, tous deux licenciés au Bordeaux Vélo-Cub.
- Ainsi en faits il n'y eut pas pour ainsi dire d'échappées, simplement quelques chutes et malgré la longue montée mais d'un pourcentage peu élevé, c'est un peloton compact qui se présenta face au juge d'arrivée.
Le Crestois Maurice Izier (Dauphiné) Champion de France des cadets à Montbéliard : Disputé le dimanche 13 septembre 1959 sur 63 kms et par cent un coureurs venus de toutes les régions, le Championnat de France des cadets a été enlevé par Maurice Izier du Dauphiné-Savoie qui licencié à l'UC Crestoise, ouvrit le 12 avril dernier son copieux palmarès en réglant au sprint un peloton de vingt et un jeunes routiers dans le Prix Aldo-Mendini, l'une des épreuves de sa contrée. (NDLR : Izier deviendra plus tard professionnel).
- Et c'est de la même façon qu'il s'est approprié ce championnat sur un plus grand nombre cette fois-ci de concurrents, car ils furent une soixantaine à se présenter avec lui à l'arrivée, dont deux Bordelais, Pommé classé 6° et le Champion de France sortant Jacques Suire 7°, tous deux licenciés au Bordeaux Vélo-Cub.
- Ainsi en faits il n'y eut pas pour ainsi dire d'échappées, simplement quelques chutes et malgré la longue montée mais d'un pourcentage peu élevé, c'est un peloton compact qui se présenta face au juge d'arrivée.
BORDEAUX-ARCACHON ET LA BOUCLE EST BOUCLEE
M. Bazergues adjoint au maire d'Arcachon vient de remettre la gerbe à Roger Fontagnères. A gauche Jacques Suire souriant ne semble pas trop déçu de n'avoir pu ajouter la doyenne des courses de province à son palmarès, déjà si brillant.
- La vie est parfois bizarre et réserve de drôles de coïncidences. Nous venons de lire le fait que Jacques Suire est devenu Champion de France des cadets en 1958, le jour même où Christian Castéra remportait Bordeaux-Arcachon, la doyenne des classiques. En lisant cette presse d'antan, on retrouve ces deux hommes engagés en 1960 sur des objectifs communs. Castéra a changé de club. Il porte désormais le maillot des Girondins de Bordeaux et il est âgé de 25 ans. Suire a 17 ans et demi et il court maintenant avec les juniors. En 1959, Castéra remporte le titre de Champion de Guyenne des amateurs à Parentis, alors que Suire on l'a lu, manque son deuxième titre régional cadets comme celui de Champion de France à Montbéliard.
1960, année olympique constituera une saison où les deux hommes vont se retrouver. Jacques Suire remporte dès le mois de février le Kilomètre Rustines à Bordeaux, devant Landa de l'US Andernos et Pontneau du SA Bordelais. Le mois d'après, il prend une éclatante revanche lors du 37° Premier Pas Dunlop Départemental disputé à Blaye.
1960, année olympique constituera une saison où les deux hommes vont se retrouver. Jacques Suire remporte dès le mois de février le Kilomètre Rustines à Bordeaux, devant Landa de l'US Andernos et Pontneau du SA Bordelais. Le mois d'après, il prend une éclatante revanche lors du 37° Premier Pas Dunlop Départemental disputé à Blaye.
. Il construit son succès dans la côte de Pardailhan à Cars, où il lâche tous ses adversaires pour franchir en solitaire la ligne d'arrivée. Avec 27 secondes d'avance, le Béciste a le temps de voir passer ses poursuivants, soit Pinaud (SA. Bordelais), Guyot (CAM), Dècle (SCAL), Napias (VC Bastide) et Lasserre (US Andernos) pour ne citer que ses principaux rivaux. Le 27 avril, il réitère ses exploits en s'offrant la finale Régionale de la Médaille Bordelaise en battant Landa et Fontagnères du VC Capbreton. Mais comme l'homme est en grande forme, il remporte de même le Premier Pas Régional sur Piste. Jacques Suire se retrouve ensuite dans la sélection de Guyenne pour le Championnat de France des débutants à Saint-Etienne. Avec lui, Claude Dulhoste, Christian Napias, Jacques Pomme, Raymond Biraud, Jean-Claude Jegard et Albert Frigo constituent l'équipe d'Antoine Latorre.
Début juin, Suire est toujours sur la brèche. Il devient Champion de Guyenne de Vitesse alors que Christian Castéra, vainqueur de la doyenne des classiques le jour de son titre de Champion de France conquis à Saumur, remporte lui le titre de poursuite face au Marmandais Gavas. La même semaine, Suire se présente aux Championnats de France scolaires à Saintes, où sous le maillot de l'école des Beaux Arts de Bordeaux, il remporte le titre du Kilomètre devant le Bordelais Lauga et le Stéphanois Moulin. Au Bordeaux Vélo-Club on exulte, face aux exploits répétés de son jeune Champion.
En juillet, Suire poursuit sa longue chevauchée et remporte à Vichy la finale nationale du Premier Pas sur Piste en battant d'abord le Provençal Desebure, puis à deux reprises le Breton Le Blain. L'aisance manifestée par Suire le désignait comme un des plus sérieux prétendants au titre de Champion de France de Vitesse qu'il est appelé à disputer. Effectivement, dans cette épreuve, le Champion de Guyenne se montrait l'égal des meilleurs sprinters amateurs français, ne succombant qu'en demi finale devant le futur vainqueur Scob.
Début Septembre, Jacques Suire est encore au zénith. A Paris, dans le décor du Parc des Princes, il étale sa grande classe et remporte la finale de la Médaille Parisienne devant le Breton Le Plain et Giscos du VC Champigny. Son nouveau triomphe prouve que ce jeune Bordelais a l'étoffe d'un champion dont les qualités se sont bonifiées.
Début juin, Suire est toujours sur la brèche. Il devient Champion de Guyenne de Vitesse alors que Christian Castéra, vainqueur de la doyenne des classiques le jour de son titre de Champion de France conquis à Saumur, remporte lui le titre de poursuite face au Marmandais Gavas. La même semaine, Suire se présente aux Championnats de France scolaires à Saintes, où sous le maillot de l'école des Beaux Arts de Bordeaux, il remporte le titre du Kilomètre devant le Bordelais Lauga et le Stéphanois Moulin. Au Bordeaux Vélo-Club on exulte, face aux exploits répétés de son jeune Champion.
En juillet, Suire poursuit sa longue chevauchée et remporte à Vichy la finale nationale du Premier Pas sur Piste en battant d'abord le Provençal Desebure, puis à deux reprises le Breton Le Blain. L'aisance manifestée par Suire le désignait comme un des plus sérieux prétendants au titre de Champion de France de Vitesse qu'il est appelé à disputer. Effectivement, dans cette épreuve, le Champion de Guyenne se montrait l'égal des meilleurs sprinters amateurs français, ne succombant qu'en demi finale devant le futur vainqueur Scob.
Début Septembre, Jacques Suire est encore au zénith. A Paris, dans le décor du Parc des Princes, il étale sa grande classe et remporte la finale de la Médaille Parisienne devant le Breton Le Plain et Giscos du VC Champigny. Son nouveau triomphe prouve que ce jeune Bordelais a l'étoffe d'un champion dont les qualités se sont bonifiées.
La carrière continuera longtemps encore, comme ici en 1968 lors d'une victoire à Mérignac sous le maillot de Parentis avec Jean-Pierre Barbe et son fils, Jacques Suire junior.
Le dimanche 25 septembre 1960, Jacques Suire se retrouve pour la première fois au départ du 68° Bordeaux-Arcachon. Voilà deux ans, il avait été ce jour là champion de France des cadets, pendant que Castéra décrochait la victoire. Quel anniversaire ! Le Girondin Castéra ne figurait pas en ce beau dimanche sur la ligne de départ. Mais Jacques Suire y était, en compagnie de quatre vingt sept amateurs ou indépendants de 3° et de 4° catégorie. Soixante coureurs se présentèrent ce jour là sur le Boulevard Deganne. Pas de record battu, mais un sprint royal où Roger Fontagnères (VC Capbreton) émergea, battant Roland Delaunay de la Pédale de Jonzac et…. Jacques Suire, le Bordelais au palmarès si brillant… alors que Claude Dècle, son éternel rival, finissait à la 4° place. Roger Fontagnères, épicier de son état, poulain du Président Anirepoque était rayonnant, lui qui avait terminé ici 2° l'an passé. A un mois de fêter ses 18 ans, il avait pris sa revanche sur Jacques Suire, alors vainqueur de la Médaille Bordelaise devant Landa et lui-même, quelques mois avant. Suire donnait l'impression d'être surpris et dépaysé par la tournure de cet emballage. Il est vrai qu'en début de course, il fut le principal artisan de la soudure pour revenir vers l'avant lors de la chute de Dècle, qui parvint tout de même à accrocher une 4° place.
Cinquante ans après, Jacques Suire est devenu depuis fort longtemps Président du Mérignac Vélo-Club. Il cherche toujours à former des jeunes, à leur faire pratiquer la piste, comme lors de son époque… Plus de Bordeaux VC, mais un Mérignac VC, plus de maillot violet et or, mais un maillot qui tire sur le fuchsia, peut-être en souvenir de ses jeunes années, dont on reparlera dans d'autres chroniques, histoire de mieux connaître la suite mais aussi la grande carrière sportive de ce grand Champion…
Cinquante ans après, Jacques Suire est devenu depuis fort longtemps Président du Mérignac Vélo-Club. Il cherche toujours à former des jeunes, à leur faire pratiquer la piste, comme lors de son époque… Plus de Bordeaux VC, mais un Mérignac VC, plus de maillot violet et or, mais un maillot qui tire sur le fuchsia, peut-être en souvenir de ses jeunes années, dont on reparlera dans d'autres chroniques, histoire de mieux connaître la suite mais aussi la grande carrière sportive de ce grand Champion…
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