Intervention AG 2007
Mme
la directrice de
Monsieur le
Vive-Président du CG, maire de Trélissac,
Monsieur le Maire
Adjoint chargé des sports de la ville de Trélissac,
Monsieur
le Président du CDOS,
Monsieur le
Président du Comité d'Aquitaine,
Messieurs les
Présidents des clubs affiliés,
Mesdames,
mesdemoiselles, messieurs, chers amis sportifs,
Vous venez d'écouter les
différents rapports qui résument cette saison 2007 et mon tour
est venu d'en tirer maintenant les conclusions d'ensemble. Acteur
au même titre que mes collaborateurs, cette saison 2007 fut une saison bien
remplie, notamment au niveau du calendrier. Ce n'est pas pour
rien d'ailleurs, que le Conseil Général avait
déclaré lors d'un point presse tenu à
- Avec le Championnat d'Aquitaine à
Saint-Chamassy,
le Championnat interrégions dames à
Saint-Astier,
la semaine internationale féminine de passage
à Bergerac,
le Tour des cantons Mareuil-Verteillac,
le Tour de
les Championnats de France de l'Avenir à
Mussidan,
la traversée de la grande Boucle au cours de
l'étape Cahors-Angoulême,
le critérium professionnel de Vergt,
le départ d'une étape du Tour du
Limousin à Abjat,
l'ensemble des épreuves du calendrier
national et régional,
Les effectifs eux, ne sont pas du tout à la
fête, puisqu'on enregistre encore un recul, cette fois plus net que
d'habitude, puisqu'il
dépasse les 11%. Les clubs de Périgueux, de Saint-Astier et
le VTT Bergerac sont désormais les trois premières formations du
département. A noter la forte hausse du VTT Montagrier SL qui enregistre un gain de 18 licenciés.
Les causes de notre recul sont diverses, mais tournent autour de deux
critères :
·
le changement
des catégories des coureurs et ce réaménagement qui
s'en est suivi (des mesures qui
n'ont pas plu sans doute à tout le monde)
·
les tarifs
toujours et encore de plus en plus élevés des licences,
soit
deux faits majeurs qui ont provoqué des départs
sous d'autres cieux, voire l'arrêt de la compétition pour
d'autres.
Le Comité de Dordogne a poursuivi ses
activités notamment sur la piste
de Bordeaux avec un cycle d'initiations en faveur des jeunes qui a
recueilli peu d'adhésions, c'est dommage ! Puis nous
sommes restés fidèles aux Championnats inter régions
cadets, aux autres sélections comme aux stages, avec
comme pointe d'effort toujours la recherche du soutien des jeunes (cadets et juniors en particulier). Stéphane
Lavignac le grand responsable
de ce secteur vous en a donné tout à l'heure un
résumé.
Les écoles de vélo ne se
développent pas assez, mise à part celle du CC Périgueux
qui a remporté pratiquement tous les titres départementaux, sans
oublier de parler du fort contingent de
minimes qui sont rentrés depuis cette saison dans le cercle de la compétition du club de
Malgré l'organisation du dernier
Championnat d'Aquitaine à Saint-Chamassy, d'une future
édition dimanche prochain à Thiviers, sans oublier l'inter
régions à Coulounieix à la fin du mois, le cyclo-cross se trouve toujours au creux
de la vague. Il ne progresse pas.
Au cours des différentes manifestations,
Bravo aussi au Tour
de Dordogne qui détient une équipe à la fois
opérationnelle, impliquée, conviviale et rôdée face
à tous les problèmes qui peuvent arriver au cours d'une
épreuve par étape, pas du tout facile à gérer. Pour
moi, le succès du Tour de
Du côté des disciplines associées,
le VTT se porte bien à Montagrier
de par on site labellisé, mais aussi
à Bergerac où l'équipe de M. Antoniazzi
possède une belle école de
jeunes, tout comme celle de Montagrier. Ailleurs, c'est le grand
désert. C'est d'autant regrettable que
Le bicross est encore un parent pauvre puisque nous
n'avons qu'un seul club, mais un club très courageux et qui
nous donne à lui seul la plus belle définition de l'engagement bénévole
et sportif. D'ailleurs je tiens à féliciter cette
petite équipe qui se bat dans des conditions difficiles, c'est-à-dire sans subventions et
sur un terrain où on n'a pas mieux trouvé que celui de le
bitumer, ce qui est contraire à nos normes d'utilisation. Je
souhaite que l'intervention du SG du CA vis-à-vis de la mairie
parvienne à trouver une issue favorable, pour que ce club retrouve son
outil de travail dans de bonnes conditions.
Les challenges
Dordogne tout comme ceux du Conseil Général ont
été suivis avec sérieux et jusqu'au bout. A cet
effet, s'il y a eu des changements
dans les classements, c'est tout simplement parce que nous avons
appliqué la réglementation stricte, ceci vis-à-vis de
Le haut niveau a réalisé quelques performances,
notamment et surtout avec Martial Roman
vaiqueur d'une épreuve de classe 1.40 à Montauban, sans
oublier quelques coureurs du CC Périgueux Dordogne. Le club
de Périgueux se classe 60° au
classement de Vélo 101, classement révélateur
puisqu'il ne tient compte que des cinq
premières places acquises dans des épreuves du calendrier national. Derrière
Périgueux, il y a dans ce classement des formations comme Lescar et
Angoulême pour ce qui est de notre grand Sud-Ouest, ce qui signifie
d'une certaine manière, que le Cyclo-Club Périgueux
Dordogne a cherché à tenir
son rang. Il est dommage toutefois
que ce club ne soit pas présent sur certaines épreuves de notre
département. A ce sujet, un club chef de file, se doit au moins
d'être présent à nos épreuves et je les
encourage cordialement à se
placer sur ce créneau. Je sais que rien n'est facile, même
pour eux, car le haut niveau a évolué en dix années,
il s'affine de plus en plus
à son sommet, il exige de plus des budgets importants vis à vis d'une concurrence sans pitié
et il n'est pas facile de composer avec des coureurs qui bossent et qui
s'entraînent en dehors des heures de leur travail. Il est tout de
même indispensable de penser au
département, qui constitue comme chacun sait notre interlocuteur
privilégié. J'espère que la saison prochaine
permettra à ce club de DN2
de s'exprimer dans le cadre du Challenge
Promotionnel, un peu de la même façon qu'autrefois, lors
de
La santé
de nos coureurs doit rester de même une priorité. A ce titre
il ne faut pas hésiter de continuer de donner des consignes à nos
jeunes vis-à-vis de la lutte
contre le dopage et pour les persuader de pratiquer l'indispensable SMLC (trois). Il est de notre
responsabilité aussi de leur démontrer que lorsque l'on
pratique un sport, on ne se soigne pas de la même façon,
qu'un non pratiquant. Nous avons eu cette saison deux cas de dopage. Un en début de saison, plus un
deuxième en cette fin de saison et pour lequel je laisse le soin aux
personnes compétentes de traiter le problème jusqu'au terme
de la procédure engagée. De même, lors du Tour de Dordogne, nous avons eu droit
un matin à des contrôles
sanguins qui ont souligné un état sanitaire parfait du peloton
engagé. Les derniers évènements qui se sont passés
doivent renforcer notre vigilance et dans ce cas, nous maîtrisons le
sujet. Et si certains se sont réjouis d'annoncer parfois des
informations officieuses, je reste de mon côté soucieux de voir des
actes qui me laissent dubitatif. Comme celui de certains coureurs évacués par exemple sur
un hôpital suite à une chute, qui
refusent des soins, en signant une décharge, certainement dans la
crainte que les laboratoires trouvent des traces suspectes dans leurs analyses
de sang. Ceux-là continuent de courir, ceux-là continuent
d'entretenir une suspicion, ceux-là continuent de tromper leurs
adversaires, donc ceux-là sont plus dangereux encore que ceux qui
se sont fait prendre, car non seulement ils continuent de nous tromper, mais
ils risquent de polluer nos jeunes et d'entretenir un trafic annexe en
terme de produits illicites. Il faut donc rester vigilant, ne pas rire du
malheur des autres, car ce qui arrive aujourd'hui aux uns, peut arriver demain à
d'autres.
Comme vous pouvez le constater, cette saison
Etre président m'a appris un certain
nombre de choses, celui d'une fonction, où vous avez des satisfactions,
mais aussi des peines, c'est la
loi, sans parler des nombreux problèmes à régler,
parfois dans la solitude ou dans la douleur. Vous-même,
réunis ici et à votre niveau, mes chers collègues présidents, vous connaissez
j'en suis sur les mêmes problèmes dans vos formations
respectives. Il est donc inutile que je pousse ici la chansonnette. Mais je
tiens tout de même à préciser, qu'avant
d'accepter de prendre cette fonction, j'avais avisé que je
ne pourrais pas me rendre à certaines réunions hors
département, tout comme j'avais précisé la
nécessité d'avoir un
secrétaire qui s'occupe de l'administratif au sein de mon bureau. Tout cela constituait mes conditions. Aujourd'hui je ne me rends pas
aux réunions hors départements car cela ne m'est pas
possible et aujourd'hui, je n'ai toujours pas le secrétaire
pour rédiger courrier, convocations et procès-verbaux de
réunion. C'est simplement dommage, car tout le temps que je passe
sur l'administratif, sur la présidence, dans des réunions
locales, puis sur certains préparatifs comme aujourd'hui avec cette AG
qui ne s'est pas faite toute seule, sans parler de la communication, je ne peux pas le consacrer sur notre avenir. Et pourtant c'est cet avenir qui
nous intéresse et qui doit nous préoccuper.
Je suis tout de même parvenu à convaincre
une commune pour nous construire un anneau
routier et une piste de bicross selon les normes techniques
fédérales. Ce projet va se faire fin 2008 à Saint-Astier et cet acquis constitue
déjà une grande avancée pour notre cyclisme de proximité,
pour lequel je me suis à la fois engagé
et investi. Faire travailler les jeunes en toute sécurité,
sur une piste aux virages relevés, voilà déjà une
opportunité qui doit aider notre discipline et rassurer nos
entraîneurs. M. Monmarson a
officialisé cette construction lors de
J'ai ensuite entendu des personnes
évoquées l'hypothèse de mettre en place dans le
futur une structure
départementale de DN/E. Je n'y
suis pas opposé, mais pour faire avancer ce projet, je vous le dis
solennellement, je suis prêt à vous aider, mais pas pour le construire seul ! Un tel projet constitue
un très gros investissement humain, matériel et financier, et je
crois que nos collègues du Cyclo-Club Périgueux Dordogne en
savent quelque chose. Rien ne peut et ne
doit se faire à la légère. Une grande concertation
doit naître, mais avec des hommes et des femmes unis, dévoués et surtout capables d'enfermer leurs querelles
de clocher. Je ne partirais pas avec n'importe qui et n'importe
comment, mais je reste ouvert au
dialogue, pour engager une grande concertation en faveur de ce projet qui
peut débuter par la constitution d'un dossier où tous les
moyens à mettre en place seront définis, sans oublier
l'essentiel, je veux parler de la collaboration
totale des clubs, celle qui consiste à sélectionner, à
préparer et à motiver vos meilleurs jeunes pour nous les envoyer sur cette future structure.
Nous n'en sommes pas arrivés à ce stade, nous en sommes
loin, mais si certains d'entre vous ont des idées ou une solide
volonté pour bâtir quelque chose, je suis disposé à
engager un dialogue, à organiser une réunion et qui sait à
mettre en place plusieurs protocoles
avec le dossier qui sera constitué. On peut proposer et collaborer, cela
constituera déjà un signe de volonté. Des idées
tout le monde en a, mais je ne veux pas que des idées… Je veux que les gens qui lancent
les idées contribuent à les finaliser. Et ceci est valable
pour cette hypothétique structure, comme pour tous les autres secteurs
d'activités. Donner des idées et laisser seul le
Président s'en débrouiller, c'est trop facile, il faut savoir
concrétiser et savoir prendre aussi des initiatives.
J'ai également élaboré
à la demande du service des sports du conseil général le contrat d'objectif pour 2008. Et
comme le service des sports veut anticiper, il nous a demandé de
travailler déjà sur l'olympiade
2009-2012. J'ai effectivement inscrit des projets, mais il
appartiendra à la future
équipe de les prendre ou de ne pas les prendre en compte, car ce
seront eux les nouveaux décideurs.
Je tiens à souligner que mon bureau fonctionne
selon une délégation de
pouvoirs que je donne et pour qui il est demandé à chacun de
mener son action jusqu'à son terme et en parfaite autonomie. Lors
de nos réunions et pour des questions importantes, nous décidons collégialement des mesures
à adopter. Pour vous donner une idée vous avez pu
déjà écouter certains intervenants comme celui du VTT (Frédéric Chabreyrou), du
Bicross (Isabelle Mayade), des
écoles de vélo (Jacques
Salem), des sélections et des stages (Stéphane Lavignac).
Malgré notre saison euphorique en termes
d'organisations "grande dimension", malgré le travail
démentiel effectué de tous côtés, par les clubs comme par mon comité, nos problèmes
comme notre avenir ne sont guère brillants,
même si de part et d'autre il existe quelques lueurs
d'espoirs. Nos effectifs vous l'avez vu sont en baisse constante,
nos organisations aussi et à côté de cette baisse
constante, nous sommes confrontés aux
hausses tarifaires perpétuelles des licences, des droits
d'engagement, des droits d'organisation, bref de l'ensemble
des prestations fédérales. Je me demande
jusqu'où et jusqu'à quand, on va continuer à
nous étouffer pour faire mourir
à la fois nos petits clubs et nos bénévoles ?
Voilà deux ans nous étions 24 clubs, 21 l'an passé,
18 cette année, 17 l'an prochain et peut-être encore moins,
puisque l'AC Salignac part d'ores et déjà en Ufolep.
Comment réagir
ou rebondir, face à une fédération
affinitaire qui pratique je dirais une sorte de hard discount et même le presque
gratuit, ceci face à notre fédération qui elle,
n'arrête pas de boucher ses déficits en augmentant
l'année suivante ses produits, histoire d'essayer de les
résorber ? Nous sommes arrivés à un stade où
nous n'allons plus pouvoir détenir le moindre prétexte pour essayer de convaincre les licenciés, tout comme les comités des
fêtes pour rester dans le giron de
Si j'ajoute les onze cyclo-cross de l'Ufolep et les 49 épreuves route organisées en 2007, l'Ufolep en Dordogne
pèse de ses 100 épreuves
et dépasse depuis cette année notre fédération. Oui
nous sommes en train de crever les
armes à la main face à ce raz
de marée Ufolep. Je sais que nous n'avons pas la même
finalité, je sais que nous n'avons pas les mêmes objectifs,
je sais que nous ne fonctionnons pas du tout de la même manière,
soyez sur que je ne suis pas un
défenseur de l'Ufolep, mais bon Dieu, force est de dire que
nous n'avons plus beaucoup d'arguments
pour les concurrencer. A ce rythme et d'ici cinq ans, il ne restera
plus que cinq ou six clubs en Dordogne, ce sera tout ! Et encore, à
condition que les jeunes se décident à prendre notre
relève pour diriger, ce qui est loin d'être le cas
actuellement, sans parler du fait qu'aujourd'hui dix des dix-huit
clubs affiliés FFC ont déjà la double affiliation,
ce qui constitue un signe peu rassurant..
Je suis désolé de parler ainsi sur cette
tribune. Et pourtant, il n'y a
pas dans mon langage une sorte de polémique, je peux vous
l'assurer, mais la situation
l'exige, et le moment est venu pour que ce problème soit non
seulement évoqué, mais bel
et bien réglé, car il est temps que nos dirigeants nationaux
prennent d'autres dispositions vis-à-vis de notre fiscalité
ou face à cette érosion des fédérations
affinitaires qui ne devraient pratiquer que du vélo loisir, sans esprit de compétition, pour
faire une vraie différence vis-à-vis de notre
fédération à finalité olympique. Si rien ne se fait au niveau de
l'Etat ou au niveau fédéral, l'avenir de notre
cyclisme est compromis. Heureusement que la cartographie de l'Ufolep
n'est pas la même sur l'ensemble du territoire national, mais
ici en Dordogne,
Heureusement tout de même que notre cyclisme se
trouve bien aidé par nos collectivités. Une certaine départementalisation prend forme
et je dois dire que notre cyclisme a sa place au sein des instances comme le
conseil général, le CDOS et bien sur
L'an prochain, notre mandat se termine. Je ne serais pas candidat à ma
succession. Il faudrait un sacré concours de circonstances
favorables pour que cela se produise. J'ai déjà eu
l'envie d'arrêter, car présider devient une charge
lourde et complexe et pour laquelle, le
plaisir et la passion d'antan n'existent plus. Aujourd'hui,
quand j'adresse un courrier, on ne me
répond même pas, même au haut niveau, c'est-à-dire en amont de notre hiérarchie. De plus, on constate dans
notre département, au sein de la discipline que je préside, des
faits majeurs pour lesquels je ne suis même pas avisé, jusqu'à des gens peu recommandables que l'on
voit et qui bénéficient d'un total soutien, j'en passe et des
meilleures…. Bref ça devient un peu anarchique, voire ingouvernable. C'est à se demander
parfois à quoi un comité départemental peut-il
servir ? Ah pour régler les problèmes, là on sait
nous trouver, mais ensuite ce sont les dessous de table, les petits coups
fourrés, faits dans la
discrétion mais qui se remarquent et cela ne va pas du tout avec les
exigences d'une fonction, que l'on doit
mener avec sérieux et rigueur ! Il faut donc savoir tourner la page
et sans doute que je la tournerais. Et si dans les jours qui suivent, je
ne recueille pas l'adhésion espérée pour terminer ce
mandat, il est possible que j'anticiperais la procédure. Nous ne
sommes plus dans une situation où nous faisons vivre le cyclisme, mais où quelques personnes
s'acharnent SEULS à le faire survivre pendant que d'autres
le démolissent.
Mais pour
qu'il survive, il va falloir que les clubs accentuent leur ouverture,
ceci pour éviter l'asphyxie, tout en prenant soin d'oublier
leurs querelles de chapelle. Il est temps qu'une coopération
franche se mette en place, car on ne peut plus vivre dans cette conjoncture.
Osons des méthodes nouvelles, c'est par elles qu'interviendra
l'évolution, Mussidan 2007 en constitue le parfait
témoignage. La convivialité elle aussi doit faire son
retour dans nos organisations, sa restauration doit devenir une
priorité. Quand je vois le peu de personnes qui restent à notre
repas d'assemblée, c'est encore un signal fort de notre
cyclisme qui perd tous ses repaires. Quand je demande aux présidents des
clubs de me proposer des noms de dirigeants pour les récompenses en
médailles et que PERSONNE, je
dis bien PERSONNE ne répond,
on sent vraiment que l'on est déconnecté par rapport aux
réalités d'une vie associative qui vous échappe.
C'est encore pour cette raison que je prétends que le vélo
ne va pas bien et les comptes rendus financiers que j'ai
écouté aux AG des clubs finissent par renforcer mon sentiment. Si
vous ne formez pas des jeunes il n'y aura pas de relève Si un
effort n'est pas fait pour ouvrir de nouvelles écoles, on
continuera à s'enfoncer. Mis à part le CC. Périgueux, le
VC Buguois, l'EVCC Bergerac pour le secteur route, Montagrier et le
Bergerac Périgord pour le VTT, je ne vois rien de nouveau dans notre
horizon, si ce n'est cette sempiternelle routine. L'évolution des
mentalités de nos pratiquants creuse encore notre fossé. Il
suffit de voir à compter du mois d'août le peu de
coureurs qui prennent le départ des compétitions ? Il y
en a si peu que je plaints ceux qui choisissent ces périodes pour
organiser.
Je tiens tout de même à vous assurer que
je suis à la disposition et à l'écoute de tous, que
ma porte vous reste ouverte. Je suis ici pour essayer de servir au mieux les
intérêts du cyclisme départemental et je tenais à
vous le faire savoir, comme je tenais à dire que le Comité
départemental doit chercher constamment à préserver
l'intérêt général, ceci pour laisser de
côté ce que j'appellerais les intérêts
particuliers. Je ne suis pas ici pour
plaire aux uns ou aux autres,
mais pour essayer de travailler en conformité avec nos règles et
pour dire la vérité et non pour faire de l'autosatisfaction.
Je continuerais à travailler en priorité pour les jeunes, car le
peu de jeunes que nous avons eu cette saison, ont toujours répondu présent
à nos invitations. Je saurais m'en souvenir.
Je remercie tous ceux et toutes celles qui ont servi
le cyclisme au cours de cette mémorable saison 2007, merci à l'équipe technique du
comité départemental qui a amené nos jeunes sur de
nombreux théâtres de la compétition. Merci aux clubs qui
continuent d'assurer le cap malgré une conjoncture pas du tout
évidente. Merci aux collectivités et aux services de l'Etat
avec qui nous travaillons en étroite collaboration. Nous avons
énormément travaillé cette saison. Ce compte rendu
ici en est à la fois le
fruit et le symbole. Et pour rester sur une note optimiste, allez, je ne vais
pas dire que le cyclisme va mal, mais plutôt qu'il ne se porte
pas très bien… Le
cyclisme c'est comme tout le reste, il est victime d'une crise, celle de notre
société… Bonne année 2008 et que cette future
année olympique soit celle d'un nouveau départ pour notre
cyclisme, c'est tout le bien que je lui souhaite. Je vous souhaite
malgré tout de passer une belle journée avec nous !