Intervention AG 2007  


Monsieur le Président du Comté d'Aquitaine,

Mme la directrice de la Jeunesse et des Sports,

Monsieur le Vive-Président du CG, maire de Trélissac,

Monsieur le Maire Adjoint chargé des sports de la ville de Trélissac,

Monsieur le Président du CDOS,

Monsieur le Président du Comité d'Aquitaine,

Messieurs les Présidents des clubs affiliés,

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, chers amis sportifs,

 

Vous venez d'écouter les différents rapports qui résument cette saison 2007 et mon tour est venu d'en tirer maintenant les conclusions d'ensemble. Acteur au même titre que mes collaborateurs, cette saison 2007 fut une saison bien remplie, notamment au niveau du calendrier. Ce n'est pas pour rien d'ailleurs, que le Conseil Général avait déclaré lors d'un point presse tenu à la Préfecture, que cette année 2007 constituait l'année du vélo, en ajoutant de plus dans ce contexte, la semaine internationale organisée comme chacun sait par nos cousins de la Fédération Française de cyclotourisme.

- Avec le Championnat d'Aquitaine à Saint-Chamassy,

le Championnat interrégions dames à Saint-Astier,

la semaine internationale féminine de passage à Bergerac,

le Tour des cantons Mareuil-Verteillac,

le Tour de la Dordogne,

les Championnats de France de l'Avenir à Mussidan,

la traversée de la grande Boucle au cours de l'étape Cahors-Angoulême,

le critérium professionnel de Vergt,

le départ d'une étape du Tour du Limousin à Abjat,

l'ensemble des épreuves du calendrier national et régional,

la Dordogne peut se targuer d'être une terre des organisations cyclistes. Incontestablement, il existe un véritable dynamisme dans ce secteur d'activités et je félicite tous les acteurs qui ont participé à tous ces grands rendez-vous, avec le succès que l'on connaît. C'est d'ailleurs pour cette raison que j'en ai fait le titre de mon bulletin annuel, qui sera remis en fin de réunion, aux présidents des clubs présents.

 

Les effectifs eux, ne sont pas du tout à la fête, puisqu'on enregistre encore un recul, cette fois plus net que d'habitude, puisqu'il dépasse les 11%. Les clubs de Périgueux, de Saint-Astier et le VTT Bergerac sont désormais les trois premières formations du département. A noter la forte hausse du VTT Montagrier SL qui enregistre un gain de 18 licenciés. Les causes de notre recul sont diverses, mais tournent autour de deux critères :

·         le changement des catégories des coureurs et ce réaménagement qui s'en est suivi (des mesures qui n'ont pas plu sans doute à tout le monde)

·         les tarifs toujours et encore de plus en plus élevés des licences,

soit deux faits majeurs qui ont provoqué des départs sous d'autres cieux, voire l'arrêt de la compétition pour d'autres.

 

Le Comité de Dordogne a poursuivi ses activités notamment sur la piste de Bordeaux avec un cycle d'initiations en faveur des jeunes qui a recueilli peu d'adhésions, c'est dommage ! Puis nous sommes restés fidèles aux Championnats inter régions cadets, aux autres sélections comme aux stages, avec comme pointe d'effort toujours la recherche du soutien des jeunes (cadets et juniors en particulier). Stéphane Lavignac le grand responsable de ce secteur vous en a donné tout à l'heure un résumé.

Les écoles de vélo ne se développent pas assez, mise à part celle du CC Périgueux qui a remporté pratiquement tous les titres départementaux, sans oublier de parler du fort contingent de minimes qui sont rentrés depuis cette saison dans le cercle de la compétition du club de la Préfecture, ce qui constitue une récompense remarquable. Félicitations à tous les élèves, à tous les éducateurs de Dordogne, mais mention spéciale au CC Périgourdin qui a réalisé un retour digne de son rang du côté de la jeunesse et en qualité notamment de club formateur. C'est un exemple pour lequel tout le monde peut s'inspirer, car il constitue notre poste de secours indispensable vis à vis de la relève si attendue, mais qui se présente encore trop timidement.

Malgré l'organisation du dernier Championnat d'Aquitaine à Saint-Chamassy, d'une future édition dimanche prochain à Thiviers, sans oublier l'inter régions à Coulounieix à la fin du mois, le cyclo-cross se trouve toujours au creux de la vague. Il ne progresse pas.

Au cours des différentes manifestations, la Dordogne a prouvé aussi qu'elle savait s'unir, notamment à Mussidan où quatre clubs ont travaillé en équipe mais aussi avec l'aide et le soutien de mon Comité départemental. Je tenais à le préciser pour prouver aux gens de la presse, que nous ne sommes pas autant divisés qu'on ne le prétend. Bravo à ces Championnats, bravo à Jacques Martin qui a eu l'audace d'entreprendre une telle manifestation. Bravo à Serge Joubert, véritable tour de contrôle de ce Championnat. J'ai assisté pratiquement à toutes les réunions préparatoires pendant dix huit mois environ, et je sais que rien n'a été facile, notamment côté signaleurs. Dans ce Championnat le Comité départemental a également apporté sa contribution et à ce titre, j'ai toujours répondu favorablement aux demandes de l'organisateur, je tenais à le préciser. Je disais donc que ces Championnats constituaient pour notre cyclisme une très grande réussite. Avec la JS Astérienne et l'ASPTT Périgueux, nos organisateurs professionnels en quelque sorte, toujours rompus à construire des grandes épreuves dont on connaît la résonance, avec le sérieux de l'AC Ménesplet et de l'EC Ribérac, sans oublier le concours de nombreuses personnes issues elles aussi des milieux cyclistes, il ne pouvait en être autrement. Le bon choix a été fait, encore une fois bravo à tous !

Bravo aussi au Tour de Dordogne qui détient une équipe à la fois opérationnelle, impliquée, conviviale et rôdée face à tous les problèmes qui peuvent arriver au cours d'une épreuve par étape, pas du tout facile à gérer. Pour moi, le succès du Tour de la Dordogne n'est pas le fruit du hasard ou de la chance. Non, il concrétise l'efficacité d'un travail de longue haleine, intelligemment programmé par Serge Joubert et Serge Salles sans oublier toute son équipe qui travaille en osmose parfaite. Mais à côté de ces organisateurs, j'ajoute tous ceux qui ont eu l'audace et le goût de se lancer dans les grandes épreuves prestigieuses que l'on connaît. De crainte d'être trop long, je fais l'impasse de les citer. Veuillez m'en excuser, mais je suis de tout cœur à vos côtés.

Du côté des disciplines associées, le VTT se porte bien à Montagrier de par on site labellisé, mais aussi à Bergerac où l'équipe de M. Antoniazzi possède une belle école de jeunes, tout comme celle de Montagrier. Ailleurs, c'est le grand désert. C'est d'autant regrettable que la Dordogne constitue bien le département de pointe pour le sport nature. D'ailleurs le Comité Départemental est membre de la Commission des sites, des espaces et des itinéraires et à plusieurs occasions nous avons été consultés pour travailler, plus particulièrement dans la recherche de normes de qualités sur certains itinéraires VTT qui pourraient être à leur tour labellisés par cette commission.

Le bicross est encore un parent pauvre puisque nous n'avons qu'un seul club, mais un club très courageux et qui nous donne à lui seul la plus belle définition de l'engagement bénévole et sportif. D'ailleurs je tiens à féliciter cette petite équipe qui se bat dans des conditions difficiles, c'est-à-dire sans subventions et sur un terrain où on n'a pas mieux trouvé que celui de le bitumer, ce qui est contraire à nos normes d'utilisation. Je souhaite que l'intervention du SG du CA vis-à-vis de la mairie parvienne à trouver une issue favorable, pour que ce club retrouve son outil de travail dans de bonnes conditions.

Les challenges Dordogne tout comme ceux du Conseil Général ont été suivis avec sérieux et jusqu'au bout. A cet effet, s'il y a eu des changements dans les classements, c'est tout simplement parce que nous avons appliqué la réglementation stricte, ceci vis-à-vis de la FFC et en liaison avec notre partenaire, le Conseil Général.

Le haut niveau a réalisé quelques performances, notamment et surtout avec Martial Roman vaiqueur d'une épreuve de classe 1.40 à Montauban, sans oublier  quelques coureurs du CC Périgueux Dordogne. Le club de Périgueux se classe 60° au classement de Vélo 101, classement révélateur puisqu'il ne tient compte que des cinq premières places acquises dans des épreuves du calendrier national. Derrière Périgueux, il y a dans ce classement des formations comme Lescar et Angoulême pour ce qui est de notre grand Sud-Ouest, ce qui signifie d'une certaine manière, que le Cyclo-Club Périgueux Dordogne a cherché à tenir son rang. Il est dommage toutefois que ce club ne soit pas présent sur certaines épreuves de notre département. A ce sujet, un club chef de file, se doit au moins d'être présent à nos épreuves et je les encourage cordialement à se placer sur ce créneau. Je sais que rien n'est facile, même pour eux, car le haut niveau a évolué en dix années, il  s'affine de plus en plus à son sommet, il exige de plus des budgets importants vis à vis d'une concurrence sans pitié et il n'est pas facile de composer avec des coureurs qui bossent et qui s'entraînent en dehors des heures de leur travail. Il est tout de même indispensable de penser au département, qui constitue comme chacun sait notre interlocuteur privilégié. J'espère que la saison prochaine permettra à ce  club de DN2 de s'exprimer dans le cadre du Challenge Promotionnel, un peu de la même façon qu'autrefois, lors de la Coupe de France notamment, où Périgueux avait été toujours présent lors des finales.

 

La santé de nos coureurs doit rester de même une priorité. A ce titre il ne faut pas hésiter de continuer de donner des consignes à nos jeunes vis-à-vis de la lutte contre le dopage et pour les persuader de pratiquer l'indispensable SMLC (trois). Il est de notre responsabilité aussi de leur démontrer que lorsque l'on pratique un sport, on ne se soigne pas de la même façon, qu'un non pratiquant. Nous avons eu cette saison deux cas de dopage. Un en début de saison, plus un deuxième en cette fin de saison et pour lequel je laisse le soin aux personnes compétentes de traiter le problème jusqu'au terme de la procédure engagée. De même, lors du Tour de Dordogne, nous avons eu droit un matin à des contrôles sanguins qui ont souligné un état sanitaire parfait du peloton engagé. Les derniers évènements qui se sont passés doivent renforcer notre vigilance et dans ce cas, nous maîtrisons le sujet. Et si certains se sont réjouis d'annoncer parfois des informations officieuses, je reste de mon côté soucieux de voir des actes qui me laissent dubitatif. Comme celui de certains coureurs évacués par exemple sur un hôpital suite à une chute, qui refusent des soins, en signant une décharge, certainement dans la crainte que les laboratoires trouvent des traces suspectes dans leurs analyses de sang. Ceux-là continuent de courir, ceux-là continuent d'entretenir une suspicion, ceux-là continuent de tromper leurs adversaires, donc ceux-là sont plus dangereux encore que ceux qui se sont fait prendre, car non seulement ils continuent de nous tromper, mais ils risquent de polluer nos jeunes et d'entretenir un trafic annexe en terme de produits illicites. Il faut donc rester vigilant, ne pas rire du malheur des autres, car ce qui arrive aujourd'hui aux uns, peut arriver demain à d'autres.

Comme vous pouvez le constater, cette saison 2007 a été particulièrement laborieuse. Voilà un an que j'ai pris mes fonctions par la volonté unique de mes camarades, puisque je n'étais pas candidat pour ce poste de président. Cette année m'a apporté tout de même beaucoup de contraintes et de vicissitudes. Tout d'abord un regain d'activités puisque avec un tel calendrier, il ne pouvait en être autrement.

 

Etre président m'a appris un certain nombre de choses, celui d'une fonction, où vous avez des satisfactions, mais aussi des peines, c'est la loi, sans parler des nombreux problèmes à régler, parfois dans la solitude ou dans la douleur. Vous-même, réunis ici et à votre niveau, mes chers collègues présidents, vous connaissez j'en suis sur les mêmes problèmes dans vos formations respectives. Il est donc inutile que je pousse ici la chansonnette. Mais je tiens tout de même à préciser, qu'avant d'accepter de prendre cette fonction, j'avais avisé que je ne pourrais pas me rendre à certaines réunions hors département, tout comme j'avais précisé la nécessité d'avoir un secrétaire qui s'occupe de l'administratif au sein de mon bureau. Tout cela constituait mes conditions. Aujourd'hui je ne me rends pas aux réunions hors départements car cela ne m'est pas possible et aujourd'hui, je n'ai toujours pas le secrétaire pour rédiger courrier, convocations et procès-verbaux de réunion. C'est simplement dommage, car tout le temps que je passe sur l'administratif, sur la présidence, dans des réunions locales, puis sur certains préparatifs comme aujourd'hui avec cette AG qui ne s'est pas faite toute seule, sans parler de la communication, je ne peux pas le consacrer sur notre avenir. Et pourtant c'est cet avenir qui nous intéresse et qui doit nous préoccuper.

 

Je suis tout de même parvenu à convaincre une commune pour nous construire un anneau routier et une piste de bicross selon les normes techniques fédérales. Ce projet va se faire fin 2008 à Saint-Astier et cet acquis constitue déjà une grande avancée pour notre cyclisme de proximité, pour lequel je me suis à la fois engagé et investi. Faire travailler les jeunes en toute sécurité, sur une piste aux virages relevés, voilà déjà une opportunité qui doit aider notre discipline et rassurer nos entraîneurs. M. Monmarson a officialisé cette construction lors de la Valentin Huot, le 14 octobre dernier, ceci en présence de M. Jean Pitallier. Mais rien n'est gagné et il va falloir dès demain continuer de veiller de près sur les futurs évènements concernant la construction de cet ouvrage tant attendu. Saint-Astier aura ainsi un complexe cycliste puisque outre les circuits routiers de sa périphérie, outre les chemins VTT dont une connexion existe avec le site de Montagrier, outres les pistes du PDIPR (plan départemental des itinéraires de promenades et de randonnées), nous aurons l'anneau routier, le terrain de bicross et les installations communes attenantes (toilettes et bureaux) des autres structures sportives en place sur ce terrain de Gimel, soit un rêve qui deviendra réalité lors de la future olympiade.

 

J'ai ensuite entendu des personnes évoquées l'hypothèse de mettre en place dans le futur une structure départementale de DN/E. Je n'y suis pas opposé, mais pour faire avancer ce projet, je vous le dis solennellement, je suis prêt à vous aider, mais pas pour le construire seul ! Un tel projet constitue un très gros investissement humain, matériel et financier, et je crois que nos collègues du Cyclo-Club Périgueux Dordogne en savent quelque chose. Rien ne peut et ne doit se faire à la légère. Une grande concertation doit naître, mais avec des hommes et des femmes unis, dévoués et surtout capables d'enfermer leurs querelles de clocher. Je ne partirais pas avec n'importe qui et n'importe comment, mais je reste ouvert au dialogue, pour engager une grande concertation en faveur de ce projet qui peut débuter par la constitution d'un dossier où tous les moyens à mettre en place seront définis, sans oublier l'essentiel, je veux parler de la collaboration totale des clubs, celle qui consiste à sélectionner, à préparer et à motiver vos meilleurs jeunes pour nous les envoyer sur cette future structure. Nous n'en sommes pas arrivés à ce stade, nous en sommes loin, mais si certains d'entre vous ont des idées ou une solide volonté pour bâtir quelque chose, je suis disposé à engager un dialogue, à organiser une réunion et qui sait à mettre en place plusieurs protocoles avec le dossier qui sera constitué. On peut proposer et collaborer, cela constituera déjà un signe de volonté. Des idées tout le monde en a, mais je ne veux pas que des idées… Je veux que les gens qui lancent les idées contribuent à les finaliser. Et ceci est valable pour cette hypothétique structure, comme pour tous les autres secteurs d'activités. Donner des idées et laisser seul le Président s'en débrouiller, c'est trop facile, il faut savoir concrétiser et savoir prendre aussi des initiatives.

 

J'ai également élaboré à la demande du service des sports du conseil général le contrat d'objectif pour 2008. Et comme le service des sports veut anticiper, il nous a demandé de travailler déjà sur l'olympiade 2009-2012. J'ai effectivement inscrit des projets, mais il appartiendra à la future équipe de les prendre ou de ne pas les prendre en compte, car ce seront eux les nouveaux décideurs.

 

Je tiens à souligner que mon bureau fonctionne selon une délégation de pouvoirs que je donne et pour qui il est demandé à chacun de mener son action jusqu'à son terme et en parfaite autonomie. Lors de nos réunions et pour des questions importantes, nous décidons collégialement des mesures à adopter. Pour vous donner une idée vous avez pu déjà écouter certains intervenants comme celui du VTT (Frédéric Chabreyrou), du Bicross (Isabelle Mayade), des écoles de vélo (Jacques Salem), des sélections et des stages (Stéphane Lavignac).

 

Malgré notre saison euphorique en termes d'organisations "grande dimension", malgré le travail démentiel effectué de tous côtés, par les clubs comme par mon comité, nos problèmes comme notre avenir ne sont guère brillants, même si de part et d'autre il existe quelques lueurs d'espoirs. Nos effectifs vous l'avez vu sont en baisse constante, nos organisations aussi et à côté de cette baisse constante, nous sommes confrontés aux hausses tarifaires perpétuelles des licences, des droits d'engagement, des droits d'organisation, bref de l'ensemble des prestations fédérales. Je me demande jusqu'où et jusqu'à quand, on va continuer à nous étouffer pour faire mourir à la fois nos petits clubs et nos bénévoles ? Voilà deux ans nous étions 24 clubs, 21 l'an passé, 18 cette année, 17 l'an prochain et peut-être encore moins, puisque l'AC Salignac part d'ores et déjà en Ufolep.

 

Comment réagir ou rebondir, face à une fédération affinitaire qui pratique je dirais une sorte de hard discount et même le presque gratuit, ceci face à notre fédération qui elle, n'arrête pas de boucher ses déficits en augmentant l'année suivante ses produits, histoire d'essayer de les résorber ? Nous sommes arrivés à un stade où nous n'allons plus pouvoir détenir le moindre prétexte pour essayer de convaincre les licenciés, tout comme les comités des fêtes pour rester dans le giron de la FFC. Beaucoup de nos cadets ont déjà la double affiliation, beaucoup de seniors aussi et au regard des statistiques, nous sommes bien partis pour continuer, voire accentuer notre chute. Tout à l'heure, Frédéric Chabreyrou n'est pas allé par quatre chemins pour dire que le VTT marchait partout sauf dans notre fédération. Et il a raison, même si ça ne m'a pas fait plaisir de l'entendre, car les statistiques parlent d'elles mêmes. Nous avons organisé cette année, une seule épreuve VTT FFC en Dordogne contre 16 épreuves VTT Ufolep, plus 24 randonnées soit 40 manifestations VTT Ufolep pour la Dordogne.

 

Si j'ajoute les onze cyclo-cross de l'Ufolep et les 49 épreuves route organisées en 2007, l'Ufolep en Dordogne pèse de ses 100 épreuves et dépasse depuis cette année notre fédération. Oui nous sommes en train de crever les armes à la main face à ce raz de marée Ufolep. Je sais que nous n'avons pas la même finalité, je sais que nous n'avons pas les mêmes objectifs, je sais que nous ne fonctionnons pas du tout de la même manière, soyez sur que je ne suis pas un défenseur de l'Ufolep, mais bon Dieu, force est de dire que nous n'avons plus beaucoup d'arguments pour les concurrencer. A ce rythme et d'ici cinq ans, il ne restera plus que cinq ou six clubs en Dordogne, ce sera tout ! Et encore, à condition que les jeunes se décident à prendre notre relève pour diriger, ce qui est loin d'être le cas actuellement, sans parler du fait qu'aujourd'hui dix des dix-huit clubs affiliés FFC ont déjà la double affiliation, ce qui constitue un signe peu rassurant..

 

Je suis désolé de parler ainsi sur cette tribune. Et pourtant, il n'y a pas dans mon langage une sorte de polémique, je peux vous l'assurer, mais la situation l'exige, et le moment est venu pour que ce problème soit non seulement évoqué, mais bel et bien réglé, car il est temps que nos dirigeants nationaux prennent d'autres dispositions vis-à-vis de notre fiscalité ou face à cette érosion des fédérations affinitaires qui ne devraient pratiquer que du vélo loisir, sans esprit de compétition, pour faire une vraie différence vis-à-vis de notre fédération à finalité olympique. Si rien ne se fait au niveau de l'Etat ou au niveau fédéral, l'avenir de notre cyclisme est compromis. Heureusement que la cartographie de l'Ufolep n'est pas la même sur l'ensemble du territoire national, mais ici en Dordogne, la Fédération des Œuvres Laïques se trouve partout. Elle fait même parti du paysage local, car elle anime également nos villages, comme nos campagnes avec beaucoup d'entrain et d'initiatives ! Je n'ai rien contre eux, mais pour un même sport, une même discipline, même si la finalité est différente, on ne travaille pas à armes égales. Aujourd'hui et de plus, les problèmes du quotidien rejoignent et touchent notre sport comme celui du pouvoir d'achat, du bénévolat, de l'utilisation de la voie publique avec des lois de plus en plus contraignantes et c'est dans tout ce contexte que nous nous enfonçons.

 

Heureusement tout de même que notre cyclisme se trouve bien aidé par nos collectivités. Une certaine départementalisation prend forme et je dois dire que notre cyclisme a sa place au sein des instances comme le conseil général, le CDOS et bien sur la DDJS. D'ailleurs j'ai tenu à associer ces institutions à notre vie, puisqu'elles sont toutes destinataires de nos PV de réunion, ce qui leur permet de connaître nos activités..

 

L'an prochain, notre mandat se termine. Je ne serais pas candidat à ma succession. Il faudrait un sacré concours de circonstances favorables pour que cela se produise. J'ai déjà eu l'envie d'arrêter, car présider devient une charge lourde et complexe et pour laquelle, le plaisir et la passion d'antan n'existent plus. Aujourd'hui, quand j'adresse un courrier, on ne me répond même pas, même au haut niveau, c'est-à-dire en amont de notre hiérarchie. De plus, on constate dans notre département, au sein de la discipline que je préside, des faits majeurs pour lesquels je ne suis même pas avisé, jusqu'à des gens peu recommandables que l'on voit et qui bénéficient d'un total soutien, j'en passe et des meilleures…. Bref ça devient un peu anarchique, voire ingouvernable. C'est à se demander parfois à quoi un comité départemental peut-il servir ? Ah pour régler les problèmes, là on sait nous trouver, mais ensuite ce sont les dessous de table, les petits coups fourrés,  faits dans la discrétion mais qui se remarquent et cela ne va pas du tout avec les exigences d'une  fonction, que l'on doit mener avec sérieux et rigueur ! Il faut donc savoir tourner la page et sans doute que je la tournerais. Et si dans les jours qui suivent, je ne recueille pas l'adhésion espérée pour terminer ce mandat, il est possible que j'anticiperais la procédure. Nous ne sommes plus dans une situation où nous faisons vivre le cyclisme, mais où quelques personnes s'acharnent SEULS à le faire survivre pendant que d'autres le démolissent.

 

 Mais pour qu'il survive, il va falloir que les clubs accentuent leur ouverture, ceci pour éviter l'asphyxie, tout en prenant soin d'oublier leurs querelles de chapelle. Il est temps qu'une coopération franche se mette en place, car on ne peut plus vivre dans cette conjoncture. Osons des méthodes nouvelles, c'est par elles qu'interviendra l'évolution, Mussidan 2007 en constitue le parfait témoignage. La convivialité elle aussi doit faire son retour dans nos organisations, sa restauration doit devenir une priorité. Quand je vois le peu de personnes qui restent à notre repas d'assemblée, c'est encore un signal fort de notre cyclisme qui perd tous ses repaires. Quand je demande aux présidents des clubs de me proposer des noms de dirigeants pour les récompenses en médailles et que PERSONNE, je dis bien PERSONNE ne répond, on sent vraiment que l'on est déconnecté par rapport aux réalités d'une vie associative qui vous échappe. C'est encore pour cette raison que je prétends que le vélo ne va pas bien et les comptes rendus financiers que j'ai écouté aux AG des clubs finissent par renforcer mon sentiment. Si vous ne formez pas des jeunes il n'y aura pas de relève Si un effort n'est pas fait pour ouvrir de nouvelles écoles, on continuera à s'enfoncer. Mis à part le CC. Périgueux, le VC Buguois, l'EVCC Bergerac pour le secteur route, Montagrier et le Bergerac Périgord pour le VTT, je ne vois rien de nouveau dans notre horizon, si ce n'est cette sempiternelle routine. L'évolution des mentalités de nos pratiquants creuse encore notre fossé. Il suffit de voir à compter du mois d'août le peu de coureurs qui prennent le départ des compétitions ? Il y en a si peu que je plaints ceux qui choisissent ces périodes pour organiser.

Je tiens tout de même à vous assurer que je suis à la disposition et à l'écoute de tous, que ma porte vous reste ouverte. Je suis ici pour essayer de servir au mieux les intérêts du cyclisme départemental et je tenais à vous le faire savoir, comme je tenais à dire que le Comité départemental doit chercher constamment à préserver l'intérêt général, ceci pour laisser de côté ce que j'appellerais les intérêts particuliers. Je ne suis pas ici pour plaire aux uns ou aux autres, mais pour essayer de travailler en conformité avec nos règles et pour dire la vérité et non pour faire de l'autosatisfaction. Je continuerais à travailler en priorité pour les jeunes, car le peu de jeunes que nous avons eu cette saison, ont toujours répondu présent à nos invitations. Je saurais m'en souvenir.

Je remercie tous ceux et toutes celles qui ont servi le cyclisme au cours de cette mémorable saison 2007, merci à l'équipe technique du comité départemental qui a amené nos jeunes sur de nombreux théâtres de la compétition. Merci aux clubs qui continuent d'assurer le cap malgré une conjoncture pas du tout évidente. Merci aux collectivités et aux services de l'Etat avec qui nous travaillons en étroite collaboration. Nous avons énormément travaillé cette saison. Ce compte rendu ici en est à la fois  le fruit et le symbole. Et pour rester sur une note optimiste, allez, je ne vais pas dire que le cyclisme va mal, mais plutôt qu'il ne se porte pas très bien…  Le cyclisme c'est comme tout le reste, il est victime d'une crise, celle de notre société… Bonne année 2008 et que cette future année olympique soit celle d'un nouveau départ pour notre cyclisme, c'est tout le bien que je lui souhaite. Je vous souhaite malgré tout de passer une belle journée avec nous !





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