L' Auteur
Bernard PECCABIN
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LA GRANDE ODYSéE DU GUIDON AGENAIS
SOMMAIRE
1 Préambule
2 Club précurseur
3 Sacrés pistards
4 Débuts du Guidon
5 Période faste et pros
6 Un certain André LESCA
7 Le titre à Carcassonne
8 Rebelote pour LESCA à Montlhéry
9 Coureurs : 1946 - 1955
10 Dirigeants : 1946 - 1955
11 Des palmarès
14 Rivaux époque du Guidon
12 André LESCA
13 Tour du Lot-et-Garonne
15 L'ère nouvelle : 1946 - 1953
16 Aujourdhui ...
*
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1 Préambule
2 Club précurseur
3 Sacrés pistards
4 Débuts du Guidon
5 Période faste et pros
6 Un certain André LESCA
7 Le titre à Carcassonne
8 Rebelote pour LESCA à Montlhéry
9 Coureurs : 1946 - 1955
10 Dirigeants : 1946 - 1955
11 Des palmarès
14 Rivaux époque du Guidon
12 André LESCA
13 Tour du Lot-et-Garonne
15 L'ère nouvelle : 1946 - 1953
16 Aujourdhui ...
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PREAMBULE
Paul BOURRILLON
Ecrire l'histoire locale du cyclisme n'est pas chose facile. Entre la réalité et la légende, il y a d'abord celle des héros et des pionniers qui depuis la fin du 19° siècle nous amènent dans un grand plongeon, celui de ce passé presque oublié. Décrire toutes les époques et tous les champions d'une ville, peut devenir un travail titanesque et c'est pour cette raison, que je vais oublier ici les prouesses des sans grades, des outsiders, des équipiers "porteurs d'eau", qui sont pourtant et souvent les protagonistes des plus émouvantes histoires de notre cyclisme.
De la fin du 19° siècle, je vais donc évoquer le cyclisme Lot-et-Garonnais à travers deux champions, puis à pieds joints, je sauterais sur l'année 1945, date de la fondation du Guidon Agenais, club avec lequel nous allons parcourir ensembles ses dix premières saisons, qui nous amèneront jusqu'au terme de l'année 1955.
De la fin du 19° siècle, je vais donc évoquer le cyclisme Lot-et-Garonnais à travers deux champions, puis à pieds joints, je sauterais sur l'année 1945, date de la fondation du Guidon Agenais, club avec lequel nous allons parcourir ensembles ses dix premières saisons, qui nous amèneront jusqu'au terme de l'année 1955.
DES CHAMPIONS ET UN CLUB PRECURSEUR
Paul DANGLA
Au pays du pruneau comme à celui du rugby, le vélo a connu ses heures glorieuses avec ses précurseurs de champions que sont Paul Bourrillon et Paul Dangla. Ces coursiers firent à eux deux, sonner les premières grandes heures du cyclisme du Lot-et-Garonne sur la scène internationale. Ils avaient tous deux pour points communs, la compétition sur piste, avec pour spécialité la vitesse pour l'un, le demi-fond pour l'autre. A la fin des années 1800, les vélodromes fleurissaient un peu partout déjà dans notre sud-ouest avec les pistes de Pau (1894), Agen (1894), Arcachon (1894), Bayonne (1895), Libourne (1895) et bien sur celle de Bordeaux Mondésir (1895). A Agen, c'est donc sur une piste en ciment de 333,33 mètres que les coureurs du département se retrouvaient très nombreux, le réseau routier étant encore à cette époque pratiquement inexistant.
Il faut dire aussi qu'en 1883, Agen fut aussi une grande cité qui reçut un des premiers congrès de l'UVF, union née depuis le 6 février 1881 et dont la FFC est aujourd'hui l'héritière. Cerise sur le gâteau, c'est le Sport Vélocipédique Agenais fondé en 1877, ancêtre du Guidon Agenais, qui fut un des premiers clubs de l'Aquitaine à se réunir sous la bannière de l'UVF. Parmi les autres clubs de Guyenne, au nombre de cinq, figuraient le Vélo Club Bordelais, le Vélo Club Béarnais, l'Union Vélocipédique du Lot-et-Garonne, le Vélo Club Réolais et comme déjà dit, le Sport Vélocipédique Agenais qui sont tous à nos yeux, les clubs doyens de notre Comité régional, du moins pour ceux qui survivent, comme par exemple aujourd'hui le club de La Réole et par interférence, celui du Guidon Agenais.
Il faut dire aussi qu'en 1883, Agen fut aussi une grande cité qui reçut un des premiers congrès de l'UVF, union née depuis le 6 février 1881 et dont la FFC est aujourd'hui l'héritière. Cerise sur le gâteau, c'est le Sport Vélocipédique Agenais fondé en 1877, ancêtre du Guidon Agenais, qui fut un des premiers clubs de l'Aquitaine à se réunir sous la bannière de l'UVF. Parmi les autres clubs de Guyenne, au nombre de cinq, figuraient le Vélo Club Bordelais, le Vélo Club Béarnais, l'Union Vélocipédique du Lot-et-Garonne, le Vélo Club Réolais et comme déjà dit, le Sport Vélocipédique Agenais qui sont tous à nos yeux, les clubs doyens de notre Comité régional, du moins pour ceux qui survivent, comme par exemple aujourd'hui le club de La Réole et par interférence, celui du Guidon Agenais.
DE SACRES PISTARDS
Paul DANGLA
Paul Bourrillon fut certainement le premier grand champion du département. Né le 14 janvier 1877 à Marmande, il fut sacré Champion du Monde de vitesse en 1896 et Champion de France de vitesse en 1897 et en 1899. Décédé le 14 avril 1942, il laissa un grand héritage aux cyclistes du département dont les célèbres journées "Paul Bourrillon", une compétition dédiée en sa mémoire, courue après la Libération dans le Marmandais.
Paul Dangla (1878-1904) est né à Laroque-Timbaut. Son père quitta la gendarmerie pour devenir garde champêtre au Passage d'Agen. Paul vivait avec ses parents, au 7 impasse de la Garonne dans une maison, dont la façade était couverte de glycines. Plein d'ambition, Dangla se fixa à Paris en 1899 où il se distingua au Parc des Princes. Il courait alors la vitesse et y réussissait bien. Il se prend alors de passion pour le demi-fond et dès ses débuts, il s'impose comme un des meilleurs spécialistes.
Rappel : le vélocipède ne constitue qu'un passe temps en 1869. La guerre de 1870 contre les Prussiens donna un coup de frein à cet élan sportif. La France paralysée, a laissé le soin à l'Angleterre et à l'Italie d'assurer les destinées du cyclisme. De même en Belgique, en Italie et au Pays-Bas on pédale, partout en Europe. Il faudra attendre 1878 pour connaître les premiers "six jours", ceux de Londres. Mais il faut savoir que la guerre a été une des raisons du retard de la France et de ses coureurs par rapport à celle des autres nations. Dans les départements, l'UVF désignait un chef consul chargé de mettre en place l'organisation des compétitions cyclistes. Parmi les membres fondateurs de l'UVF figure Monsieur Viltard du Vélo Club Réolais. En 1885, le baron Séguier du Vélo Club Béarnais prend la présidence de l'UVF, mais c'est Louis Iriart d'Etchepare, originaire de Pau qui donnera en 1892 une nouvelle impulsion à l'UVF, en prenant la présidence.
Le 16 août 1903, sur son vélodrome fétiche du Parc des Princes, il bat tous les records du monde derrière entraîneur. A partir du : 30ème km en 22'14''1/5, 40 ème km en 29'23''4/5, 50 ème km en 36'40''4/5 (dans la 1/2 heure 40 km 800) 60 ème km en 43'56‘'4/5 (dans l'heure 81 km 108) 70 ème km en 51'17''1/5, 80 ème km en 58'42''3/5.
Il enleva ainsi à l'Allemand Robi son ancien record de l'heure, mais dans le cyclisme comme ailleurs, toute gloire reste éphémère. L'anglais Tommy Hall reprit le record de l'heure derrière entraîneur peu après, en réalisant 84 kms 140. Notre compatriote ne s'avouait pas vaincu et le 18 octobre 1903, toujours au Parc des Princes, malgré un temps froid mais fort heureusement sans pluie, il portait le record du monde de l'heure derrière entraîneur à 84 km 577. De telles vitesses, sans protection, sont extrêmement dangereuses. Hélas, le 18 juin 1904 à Magdebourg, la malchance est au rendez-vous. Après avoir remporté les titres les plus prestigieux dans sa discipline, le demi-fond, Paul Dangla succombait aux blessures fort graves à la tête et aux jambes provoquées par une terrible chute à vélo. Sa passion l'emportera à l'âge de 26 ans. Ses funérailles ont eu lieu au Passage, le 3 juillet 1904 et un comité se constituait pour ériger un monument sur la tombe du malheureux coureur : pas de croix, mais une colonne brisée, avec sur le socle, à son effigie, une photographie le représentant, signée Henry et qui porte l'inscription suivante :
Paul DANGLA 1878-1904 - Record du monde - Demi-fond - 84 km 577
Quelques années après, on pouvait même voir sur sa tombe située au cimetière de Dolmayrac son vélo, mais ce dernier a depuis disparu.
Paul Dangla (1878-1904) est né à Laroque-Timbaut. Son père quitta la gendarmerie pour devenir garde champêtre au Passage d'Agen. Paul vivait avec ses parents, au 7 impasse de la Garonne dans une maison, dont la façade était couverte de glycines. Plein d'ambition, Dangla se fixa à Paris en 1899 où il se distingua au Parc des Princes. Il courait alors la vitesse et y réussissait bien. Il se prend alors de passion pour le demi-fond et dès ses débuts, il s'impose comme un des meilleurs spécialistes.
Rappel : le vélocipède ne constitue qu'un passe temps en 1869. La guerre de 1870 contre les Prussiens donna un coup de frein à cet élan sportif. La France paralysée, a laissé le soin à l'Angleterre et à l'Italie d'assurer les destinées du cyclisme. De même en Belgique, en Italie et au Pays-Bas on pédale, partout en Europe. Il faudra attendre 1878 pour connaître les premiers "six jours", ceux de Londres. Mais il faut savoir que la guerre a été une des raisons du retard de la France et de ses coureurs par rapport à celle des autres nations. Dans les départements, l'UVF désignait un chef consul chargé de mettre en place l'organisation des compétitions cyclistes. Parmi les membres fondateurs de l'UVF figure Monsieur Viltard du Vélo Club Réolais. En 1885, le baron Séguier du Vélo Club Béarnais prend la présidence de l'UVF, mais c'est Louis Iriart d'Etchepare, originaire de Pau qui donnera en 1892 une nouvelle impulsion à l'UVF, en prenant la présidence.
Le 16 août 1903, sur son vélodrome fétiche du Parc des Princes, il bat tous les records du monde derrière entraîneur. A partir du : 30ème km en 22'14''1/5, 40 ème km en 29'23''4/5, 50 ème km en 36'40''4/5 (dans la 1/2 heure 40 km 800) 60 ème km en 43'56‘'4/5 (dans l'heure 81 km 108) 70 ème km en 51'17''1/5, 80 ème km en 58'42''3/5.
Il enleva ainsi à l'Allemand Robi son ancien record de l'heure, mais dans le cyclisme comme ailleurs, toute gloire reste éphémère. L'anglais Tommy Hall reprit le record de l'heure derrière entraîneur peu après, en réalisant 84 kms 140. Notre compatriote ne s'avouait pas vaincu et le 18 octobre 1903, toujours au Parc des Princes, malgré un temps froid mais fort heureusement sans pluie, il portait le record du monde de l'heure derrière entraîneur à 84 km 577. De telles vitesses, sans protection, sont extrêmement dangereuses. Hélas, le 18 juin 1904 à Magdebourg, la malchance est au rendez-vous. Après avoir remporté les titres les plus prestigieux dans sa discipline, le demi-fond, Paul Dangla succombait aux blessures fort graves à la tête et aux jambes provoquées par une terrible chute à vélo. Sa passion l'emportera à l'âge de 26 ans. Ses funérailles ont eu lieu au Passage, le 3 juillet 1904 et un comité se constituait pour ériger un monument sur la tombe du malheureux coureur : pas de croix, mais une colonne brisée, avec sur le socle, à son effigie, une photographie le représentant, signée Henry et qui porte l'inscription suivante :
Paul DANGLA 1878-1904 - Record du monde - Demi-fond - 84 km 577
Quelques années après, on pouvait même voir sur sa tombe située au cimetière de Dolmayrac son vélo, mais ce dernier a depuis disparu.
LA LIBERATION ET LES DEBUTS DU GUIDON
Il est difficile dans les périodes troubles de la deuxième guerre mondiale de trouver la fin de l'existence du Sport Vélocipédique Agenais, club doyen de toute notre Guyenne. Plus ancien que l'UVF, le Sport Vélocipédique Agenais est de plus une des sociétés qui s'est regroupée sous sa tutelle, quatre ans après sa naissance, tout ceci sous l'impulsion de Monsieur Matecaze, son président. Pour l'heure, on se contentera de dire, peut-être à tord, que la fin de cette société coïncide avec la période trouble de la Libération. C'est en effet en 1945, qu'on annonça la naissance du Guidon Agenais, lui-même signalé comme l'héritier direct du Sport Vélocipédique Agenais par la presse de l'époque. Monsieur Marcel Meyre en fut le premier président. On retrouvait à la vice-présidence Messieurs Edouard Bourdieu et Henri Ayot, Monsieur Jean Blanc et Robert Lummert à la trésorerie, puis l'incontournable Monsieur Léo Lespès au secrétariat. Enfin, un délégué de l'UVF était nommé et c'est Philippe de Balade, qui assurait cette fonction auprès de cette vieille dame, devenue en 1940 la Fédération Française de Cyclisme, que l'on connaît si bien …
En 1946 le Guidon disposait d'un vélodrome, dans un état plus que lamentable. Il fallut trouver de la main d'œuvre bénévole et des finances pour rétablir tribunes, gradins et pourtours entièrement détruits par le temps et par l'occupation allemande. Construit en 1895, ce vélodrome de Sembel (du nom d'une rue voisine du parc des sports), s'appelait en vérité vélodrome Paul Dangla, en mémoire du grand champion disparu. On courait des épreuves de vitesse, l'individuelle, l'américaine et surtout des courses derrière de grosses motos pour mettre la mode au pays. Au terme de nombreux travaux, ce vélodrome fut rouvert aux compétiteurs le 15 septembre 1947 et c'est Jean Bidart de l'UC Arcachon, qui fut le grand vainqueur de cette reprise.
Pour mieux sécuriser les parcours des coureurs, pour mieux rassembler et contenter le public, le Guidon organisait dès 1946 aussi "la course des Huit Heures". C'était une américaine courue sur l'esplanade du Gravier où devant des barrières noires de monde, la paire Tassin-Caput l'emportait après 298 kilomètres de course contre quinze équipes
Parmi les grands coureurs de cette saison de la relance (1946), le Guidon Agenais comptait sur Alfred Macorig, Roger Durand, Paul Pineau, Jacques Pineau, Manuel Huguet, Roger Bon-Ventura, Hervé Prouzet, Félix Adriano, Guérino Pontoni, René Hostandie, Rabot, Fort, pour ne citer que les grosses locomotives équipées soit par les cycles Métropole, soit par Erka.
A noter : Comparer les débuts du cyclisme avec celui d'aujourd'hui est impossible. L'ambiance, l'état des routes et le matériel interdisent de déterminer un rapport. La roue libre n'était pas inventée – elle fit son apparition vers 1903 – le dérailleur n'existait pas, les pattes renversées permettant un démontage rapide de la roue, dues à notre regretté ami Trimoulet, mécanicien à Langon, ne furent créées par lui qu'en 1912. Les tubes légers dont l'idée est due à Caminade, autre ami, n'apparurent qu'en 1933. Les routes blanches, garnies de nids de poule et de têtes de chat, semées de silex fin, empêchant leur usure, mais provoquant des crevaisons multiples, bref épouvantablement poussiéreuses, mettaient le coureur et son matériel à une bien dure épreuve, soit de nombreuses raisons qui interdisent un jugement, par manque de parité évidente.
Côté route, le club organisait outre ses fameux "Huit Heures", les traditionnels Prix Velga, le Prix Fournous, le prix Saint-Rémy et celui des commerçants de la ville dont Pailler de Montendre, sera le vainqueur en 1946. Partout le Guidon se distinguera. En 1947 il remportera le Challenge Dassé mis en jeu par le Comité de Guyenne sur dix épreuves route et sur dix autres sur piste, grâce à son équipe phare composée alors de Durand, Pontoni, Prouzet et Bon-Ventura. Vainqueurs, ils laisseront derrière eux tous les clubs de la Gironde dont le SA. Bordelais, l'ASPOM, Caudéran, les Girondins et le CAM face à leurs désillusions.
En 1946 le Guidon disposait d'un vélodrome, dans un état plus que lamentable. Il fallut trouver de la main d'œuvre bénévole et des finances pour rétablir tribunes, gradins et pourtours entièrement détruits par le temps et par l'occupation allemande. Construit en 1895, ce vélodrome de Sembel (du nom d'une rue voisine du parc des sports), s'appelait en vérité vélodrome Paul Dangla, en mémoire du grand champion disparu. On courait des épreuves de vitesse, l'individuelle, l'américaine et surtout des courses derrière de grosses motos pour mettre la mode au pays. Au terme de nombreux travaux, ce vélodrome fut rouvert aux compétiteurs le 15 septembre 1947 et c'est Jean Bidart de l'UC Arcachon, qui fut le grand vainqueur de cette reprise.
Pour mieux sécuriser les parcours des coureurs, pour mieux rassembler et contenter le public, le Guidon organisait dès 1946 aussi "la course des Huit Heures". C'était une américaine courue sur l'esplanade du Gravier où devant des barrières noires de monde, la paire Tassin-Caput l'emportait après 298 kilomètres de course contre quinze équipes
Parmi les grands coureurs de cette saison de la relance (1946), le Guidon Agenais comptait sur Alfred Macorig, Roger Durand, Paul Pineau, Jacques Pineau, Manuel Huguet, Roger Bon-Ventura, Hervé Prouzet, Félix Adriano, Guérino Pontoni, René Hostandie, Rabot, Fort, pour ne citer que les grosses locomotives équipées soit par les cycles Métropole, soit par Erka.
A noter : Comparer les débuts du cyclisme avec celui d'aujourd'hui est impossible. L'ambiance, l'état des routes et le matériel interdisent de déterminer un rapport. La roue libre n'était pas inventée – elle fit son apparition vers 1903 – le dérailleur n'existait pas, les pattes renversées permettant un démontage rapide de la roue, dues à notre regretté ami Trimoulet, mécanicien à Langon, ne furent créées par lui qu'en 1912. Les tubes légers dont l'idée est due à Caminade, autre ami, n'apparurent qu'en 1933. Les routes blanches, garnies de nids de poule et de têtes de chat, semées de silex fin, empêchant leur usure, mais provoquant des crevaisons multiples, bref épouvantablement poussiéreuses, mettaient le coureur et son matériel à une bien dure épreuve, soit de nombreuses raisons qui interdisent un jugement, par manque de parité évidente.
Côté route, le club organisait outre ses fameux "Huit Heures", les traditionnels Prix Velga, le Prix Fournous, le prix Saint-Rémy et celui des commerçants de la ville dont Pailler de Montendre, sera le vainqueur en 1946. Partout le Guidon se distinguera. En 1947 il remportera le Challenge Dassé mis en jeu par le Comité de Guyenne sur dix épreuves route et sur dix autres sur piste, grâce à son équipe phare composée alors de Durand, Pontoni, Prouzet et Bon-Ventura. Vainqueurs, ils laisseront derrière eux tous les clubs de la Gironde dont le SA. Bordelais, l'ASPOM, Caudéran, les Girondins et le CAM face à leurs désillusions.
LA PERIODE FASTE DU GUIDON ET DE SES PROS
Alfred MACORIG
Le 9 avril 1947, Roger Durand licencié au club, s'adjuge le prix d'ouverture du Guidon Agenais devant le Marmandais Ragagnin. Les "Huit Heures de la ville" occupent déjà les esprits des organisateurs. Il est vrai que l'on vu avant guerre les Aerts, les Maye, les Fontan et autres Roger Lapébie, glaner ici un succès au début de leur carrière. Mais ces "Huit Heures" constituaient aussi une manifestation avec ses hauts et ses bas. Des leaders refusaient de venir par manque de finances et sous prétexte de l'ampleur et de la durée du parcours. De plus, la table de contrôle n'avait point la côte, suite à de nombreuses erreurs de pointage des commissaires qui selon la presse, se devaient d'être balayés plutôt que présent en ces lieux. Toujours est-il que Louis Caput associé à Kléber Piot remportait l'édition de 1947. Pendant ce temps, les coureurs du club occupent de bonnes places, à l'image encore de Roger Durand qui s'adjuge Bordeaux-Jarnac, puis le prix du commerce à Bergerac.
Dès 1948, le Guidon cherche à s'investir dans les championnats en organisant le 25° Pas Dunlop. Un parcours simple de 65 kilomètres, passant par Agen, Sérignac, Feugarolles, Vianne, Lavardac, Nérac et retour sur Agen. Un championnat départemental des juniors comme on les connaît, qui reviendra à Missante, licencié à Casteljaloux, devant le jeune Draugard qui portait les couleurs du Guidon Agenais. En cette nouvelle saison, la victoire des "Huit Heures" reviendra au duo Carrara-Le Niherzy, alors que longtemps Macorig associé à Caffi occupèrent la tête de cette épreuve infernale par sa durée. Le 3 octobre 1948, un hommage est rendu à Paul Dangla par une organisation grandiose, celle du Challenge qui porte son nom, couru sur 90 kilomètres par équipes de cinq coureurs, sur les boulevards de la ville, avec départ place du Pin. René Hostandie remportera le classement individuel et le Guidon Agenais le classement par équipes devant les clubs de Fumel, Toulouse, Tonneins et Tarnos. De la saison 1948, on retenait le succès de Félix Adriano lors de la Ronde de Guyenne Gascogne, celui de Hervé Prouzet au Grand Derby de Villeneuve sur Lot, d'Alfred Macorig au Tour du Gers, de Jo Bianco lors du Grand Prix de Bazas et enfin celle de René Hostandie lors du "Dangla", soit un belle razzia pour les couleurs du président Meyre qui totalisaient la bagatelle de soixante dix huit victoires.
Georges Bonnet occupait depuis la Libération, les fonctions de délégué du Lot-et-Garonne auprès du Comité de Guyenne présidé par Cyrille Abadie. Il fut remplacé ensuite par Monsieur Robert Couty à ce poste, dès 1949. Un comité qui suivait de près les activités des sociétés et où l'éducation physique tenait une part prépondérante. Sous la direction de Monsieur Gaston Péleran, manager général du Guidon Agenais, Messieurs Lespès et Bruyère furent désignés pour apporter leurs soins et leurs conseils aux jeunes qui devenaient du plus en plus nombreux dans le club. Dès le début de la saison 1949, le café Roy, siège du club est trop petit pour accueillir tout son monde. Le calendrier du club, c'est d'abord le cyclo-cross le 27 février, les courses de classement en mars, le prix des commerçants le 24 avril, le Prix Saint-Rémy le 8 mai, le Prix Velga le 29 mai, les Huit Heures le 16 juin, le prix de la Gare le 7 août et le Dangla le 25 septembre. Côté participation aux épreuves le Guidon Agenais aligne :
- Professionnels : Alfred Macorig, Manuel Huguet, Hervé Prouzet, Félix Adriano, Roger Bon-Ventura et Guérino Pontoni.
- Indépendants : Joseph Bianco, René Prouzet, René Combes et Serge Lajoinie.
Amateurs : René Hostandie, Honoré Pontoni, Carpuat, Castelnaud, Bénazet, Pariolleau, Pascal, Balitran, Bertocco, Navarro, Desplat, Cadras, Alphonse Macorig, Petraco, Beazzo, Ayma, Raphaël et Joseph Wasmoeskerken, Chaudron, Elie Pontoni, Vigouroux, Kulezka, Ismaël Dumoulin, etc….
S'ajouteront une quinzaine de minimes et une éventuelle équipe de féminines, soit une formation dont on entendra parler…
Les Huit Heures revenaient donc au rythme des saisons. Depuis 1931, cette américaine avait conquis le public dans un cadre unique et une ambiance de fête. De plus le speaker Robert Monlong de par son talent, de par la connaissance du milieu cycliste, participait et réussissait à monter un plateau digne des grandes pistes cyclistes du pays. Roger Durand associé à Bon Ventura sera l'équipe agenaise victorieuse. De plus le "Paul Dangla" couru fin septembre 1949, restera la propriété du club Agenais grâce à Jean Bertocco vainqueur d'une épreuve animée par Michel Vérité le "speaker maison", qui prenait de la hauteur grâce à sa passion, mais aussi par la qualité de sa verve, son dynamisme comme son talent.
NB : Dans les années 1920, les ressources des sociétés cyclistes étaient précaires. Rares étaient les constructeurs de cycles qui dotaient les courses des amateurs, encore plus rares les firmes industrielles et commerciales qui en faisaient un levier pour leur publicité. Les coureurs amateurs se contentaient de gagner des médailles – les rigueurs de l'existence et leur permanence dans le travail limitant leurs appétits – mais il n'en restait pas moins que la jeunesse aimait le vélo, que les supporters ne manquaient pas, alors que les moyens de subsister manquaient le plus. Rares en effet, étaient les mécènes et l'on ne pouvait espérer harponner que quelques membres honoraires. Restaient uniquement les cotisations des membres actifs qui naissaient comme les coquelicots dans la prairie, mais duraient ce que durent les roses…
Le Lot-et-Garonne devenait une terre riche pour les cyclistes. Au seuil de la saison 1950, la monographie cycliste du département évoluait, avec le Cyclo-Club Barthéléméen, le CC de Beauville, la Pédale de Montflanquin, le CC de Casteljaloux, le VC Fumel-Libos, le SC Aiguillon, le CC Marmandais, le Guidon Agenais, le CC Miramontais, l'UCD Villeneuve, l'US Buzet, l'US Tonneins, le VC de Duras, le VC de Mézin, le VC Sainte-Livrade, l'US Francescas et le VC Néracais, soit dix-sept sociétés qui ne manquaient pas d'ambitions, d'initiatives, d'où la naissance d'une rivalité bien légitime entre les clubs. Ceux-ci se voyaient donc obliger d'amplifier leur énergie et de cultiver le culte de l'effort et de la victoire pour se retrouver parmi les meilleurs.
Dès 1948, le Guidon cherche à s'investir dans les championnats en organisant le 25° Pas Dunlop. Un parcours simple de 65 kilomètres, passant par Agen, Sérignac, Feugarolles, Vianne, Lavardac, Nérac et retour sur Agen. Un championnat départemental des juniors comme on les connaît, qui reviendra à Missante, licencié à Casteljaloux, devant le jeune Draugard qui portait les couleurs du Guidon Agenais. En cette nouvelle saison, la victoire des "Huit Heures" reviendra au duo Carrara-Le Niherzy, alors que longtemps Macorig associé à Caffi occupèrent la tête de cette épreuve infernale par sa durée. Le 3 octobre 1948, un hommage est rendu à Paul Dangla par une organisation grandiose, celle du Challenge qui porte son nom, couru sur 90 kilomètres par équipes de cinq coureurs, sur les boulevards de la ville, avec départ place du Pin. René Hostandie remportera le classement individuel et le Guidon Agenais le classement par équipes devant les clubs de Fumel, Toulouse, Tonneins et Tarnos. De la saison 1948, on retenait le succès de Félix Adriano lors de la Ronde de Guyenne Gascogne, celui de Hervé Prouzet au Grand Derby de Villeneuve sur Lot, d'Alfred Macorig au Tour du Gers, de Jo Bianco lors du Grand Prix de Bazas et enfin celle de René Hostandie lors du "Dangla", soit un belle razzia pour les couleurs du président Meyre qui totalisaient la bagatelle de soixante dix huit victoires.
Georges Bonnet occupait depuis la Libération, les fonctions de délégué du Lot-et-Garonne auprès du Comité de Guyenne présidé par Cyrille Abadie. Il fut remplacé ensuite par Monsieur Robert Couty à ce poste, dès 1949. Un comité qui suivait de près les activités des sociétés et où l'éducation physique tenait une part prépondérante. Sous la direction de Monsieur Gaston Péleran, manager général du Guidon Agenais, Messieurs Lespès et Bruyère furent désignés pour apporter leurs soins et leurs conseils aux jeunes qui devenaient du plus en plus nombreux dans le club. Dès le début de la saison 1949, le café Roy, siège du club est trop petit pour accueillir tout son monde. Le calendrier du club, c'est d'abord le cyclo-cross le 27 février, les courses de classement en mars, le prix des commerçants le 24 avril, le Prix Saint-Rémy le 8 mai, le Prix Velga le 29 mai, les Huit Heures le 16 juin, le prix de la Gare le 7 août et le Dangla le 25 septembre. Côté participation aux épreuves le Guidon Agenais aligne :
- Professionnels : Alfred Macorig, Manuel Huguet, Hervé Prouzet, Félix Adriano, Roger Bon-Ventura et Guérino Pontoni.
- Indépendants : Joseph Bianco, René Prouzet, René Combes et Serge Lajoinie.
Amateurs : René Hostandie, Honoré Pontoni, Carpuat, Castelnaud, Bénazet, Pariolleau, Pascal, Balitran, Bertocco, Navarro, Desplat, Cadras, Alphonse Macorig, Petraco, Beazzo, Ayma, Raphaël et Joseph Wasmoeskerken, Chaudron, Elie Pontoni, Vigouroux, Kulezka, Ismaël Dumoulin, etc….
S'ajouteront une quinzaine de minimes et une éventuelle équipe de féminines, soit une formation dont on entendra parler…
Les Huit Heures revenaient donc au rythme des saisons. Depuis 1931, cette américaine avait conquis le public dans un cadre unique et une ambiance de fête. De plus le speaker Robert Monlong de par son talent, de par la connaissance du milieu cycliste, participait et réussissait à monter un plateau digne des grandes pistes cyclistes du pays. Roger Durand associé à Bon Ventura sera l'équipe agenaise victorieuse. De plus le "Paul Dangla" couru fin septembre 1949, restera la propriété du club Agenais grâce à Jean Bertocco vainqueur d'une épreuve animée par Michel Vérité le "speaker maison", qui prenait de la hauteur grâce à sa passion, mais aussi par la qualité de sa verve, son dynamisme comme son talent.
NB : Dans les années 1920, les ressources des sociétés cyclistes étaient précaires. Rares étaient les constructeurs de cycles qui dotaient les courses des amateurs, encore plus rares les firmes industrielles et commerciales qui en faisaient un levier pour leur publicité. Les coureurs amateurs se contentaient de gagner des médailles – les rigueurs de l'existence et leur permanence dans le travail limitant leurs appétits – mais il n'en restait pas moins que la jeunesse aimait le vélo, que les supporters ne manquaient pas, alors que les moyens de subsister manquaient le plus. Rares en effet, étaient les mécènes et l'on ne pouvait espérer harponner que quelques membres honoraires. Restaient uniquement les cotisations des membres actifs qui naissaient comme les coquelicots dans la prairie, mais duraient ce que durent les roses…
Le Lot-et-Garonne devenait une terre riche pour les cyclistes. Au seuil de la saison 1950, la monographie cycliste du département évoluait, avec le Cyclo-Club Barthéléméen, le CC de Beauville, la Pédale de Montflanquin, le CC de Casteljaloux, le VC Fumel-Libos, le SC Aiguillon, le CC Marmandais, le Guidon Agenais, le CC Miramontais, l'UCD Villeneuve, l'US Buzet, l'US Tonneins, le VC de Duras, le VC de Mézin, le VC Sainte-Livrade, l'US Francescas et le VC Néracais, soit dix-sept sociétés qui ne manquaient pas d'ambitions, d'initiatives, d'où la naissance d'une rivalité bien légitime entre les clubs. Ceux-ci se voyaient donc obliger d'amplifier leur énergie et de cultiver le culte de l'effort et de la victoire pour se retrouver parmi les meilleurs.
alain cessat
alain dithurbide
alain liaigre
alain pirondeau
albert dolhats
albert fontagnères
amerigo sevérini
andré becaas
andré darrigade
andré dufraisse
andré lesca
anthony langella
antonin magne
armand darnauguilhem
armand de las cuevas
arnaud geyre
belvès
bernard estève
bernard lafitte
boo-silhen
bruno de santi
camille saintonge
chantal gorostéguy
chantal pascal
charles job
charly gaul
christian bannes
christian buiatti
christian lapierre
christian leblanc
christian soubes
christophe dupouey
christophe eyrolles
circuit de retjons
claude dècle
claude escalon
claude moinard
claude puyo
claude riche
claude soubielle
cyrille bonnand
daniel dihars
daniel pandelé
daniel walryck
david marié
denis morand
derby de villeneuve sur lot
didier bouquet
didier duchmann
didier labourdette
didier lasjaunias
dominique eyquard
dominique lardin
driss ben brahim
elie rascagnères
emmanuel busto
eric daragnès
eric frutoso
eric loubère
essor basque
etienne fourgeau
eugène fourgeaud
fabian pantaglou
fabrice mathieu
félix urbain
fernand lajo
franck cailleau
frédéric bonomelli
georges gay
gérard ianotto
gérard mailloux
gérard rue
gilbert verdeun
guido nascimbene
guy blancheton
guy canon
guy etcheto
guy planas
helyett-pottin
hervé doueil
hervé gourmelon
honoré pontoni
irénée giusti
jacky bobin
jacques arnaud
jacques péraudeau
jacques pineau
jacques pras
jean forestier
jean francis
jean mattes
jean ricou
jean-claude bloy
jean-claude laskowski
jean-louis auditeau
jean-luc béneyrol
jean-luc leguével
jean-marc prioleau
jean-marie ballereau
jean-paul deguilhem
jean-pierre delfau
jean-pierre milani
joseph cigano
jules pineau
julien moineau
julien vasquez
kléber guéry
l'athlète
la tramontane
laurent cecchinato
laurent jalabert
laurent mazeau
laurent mazeaud
léguillac de clercles
lino négroni
louis cazenave
louis rigon
louison bobet
luis goya
marc collardeau
marc san miguel
marcel guitard
marcel queheille
marino vérardo
maurice réjasse
max laville
michel besse
michel dejouhannet
michel esquerre
michel friou
michel gonzalès
michel guiraudie
michel landa
michel larpe
michel maccali
michel vermeulen
miguel albert
miguel martinez
miguel poblet
nicolas dubois
paris-nice
pas dunlop
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pascal dubois
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patrice peyencet
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patrick de santi
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pierre barrière
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pierre daraillan
pierre frare
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pierre-raymond villemiane
prix lapasserie
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raoul billès
raphaël géminiani
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robert cazala
robert gibanel
robert monlong
robert vivensang
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royan-blaye
serge chaumont
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settino perrin
sportsman
stéphane dief
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stéphane moreau
thierry barrault
thierry elissalde
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tour du canton de couhé-vérac
tour nord dordogne
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vincent comby
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