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Bernard PECCABIN
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Stéphane DIEF laisse de bons souvenirs
Le vélo a perdu un coursier, le St Estèphe à gagné un vigneron
Stéphane DIEF © BPecca
- Certains anciens de notre milieu cycliste ont eu la bonne idée, au gré d'une recherche de renseignements, de mettre en évidence la carrière de Stéphane Dief. Je connais bien ce coursier et tout d'abord je vais vous raconter une histoire vécue avec ce diable de coureur.
C'était le 3 juin 1990 lors du Championnat d'Aquitaine qui se déroulait à Belvès, dans notre belle Dordogne. J'étais juge à l'arrivée de ce championnat aux côtés de Yves Perpignan président du jury et de René Gasquet commissaire titulaire. Seuls trois délégués se trouvaient dans le jury, un point c'est tout ! A cette époque, il en était ainsi … Pour ceux qui connaissent, Belvès est une ancienne citadelle du vélo. C'est ici que toutes les arrivées et départ du Tour de la Dordogne se sont faîtes dans les années 1950 et c'est ici que s'est couru le Championnat de France des professionnels en 1958 et un critérium national de la route en 1957…
- A Belvès, le circuit du championnat était très difficile, avec une très longue montée (près de trois kilomètres), une descente très accidentée, une portion de plat pour se remettre de tout çà. Le jour de ce championnat, plus de 100 coureurs sont au départ. Le VC Monpazier se trouvait dans l'organisation avec au micro l'incontournable Jean-Louis Gauthier. La course s'est vite décousue du fait du profil. Il faisait très chaud. Des coureurs, il y en avait partout, même jusqu'à un tour de retard. En tête caracolaient Stéphane Dief et Gilles Chauvin . Ce duo ne se faisait aucun cadeau et à un tour de la fin, compte tenu de leur avance, ils avaient course gagnée.
- C'est dans l'ultime montée sur Belvès, que les deux hommes se livrent alors à un véritable mano à mano. Le tête à tête devient ahurissant. Le style et l'efficacité y sont. Penchés par dessus leur guidon pour donner toute leur puissance, les épaules et la tête de nos deux gaillards participent à l'effort pour hausser la cadence. Tout le monde pense qu'un des deux coureurs va finir par céder, mais aucun ne cède si bien qu'après 160 kilomètres à galérer, on assiste à une arrivée au coude à coude, insoutenable. Ça grimace, ça se joue au sprint, comme dans une étape de plaine. Je suis le juge et pour moi Chauvin a gagné d'un boyau. Mais voilà, je suis seul sur cette arrivée ! Les autres membres surveillent une course complètement éclatée où se trouvent de nombreux groupettos. Je ne peux donc comparer mon appréciation avec aucun autre officiel.
- Dief conteste poliment sa deuxième place, sans parler de ses supporters et de quelques spectateurs. Et pourtant je ne change rien à mon jugement. Les minutes s'écoulent, ça s'agite de partout. Chauvin je le laisse vainqueur, je l'ai vu ainsi, mais je suis conscient que c'était fin. Dans ma tête je commence à douter à force de voir des gens qui affirment le contraire, mais je ne cède pas. Le protocole se fait. Les maillots sont remis, puis les timbales, les bisous et tout le monde s'en va. Chauvin content, Dief en faisant la moue.
Pour moi commissaire, c'est terrible de vivre de tels moments.
Et si je m'étais trompé ? Car ici, c'était un titre qui se jouait, de plus avec deux coureurs qui valaient leur pesant d'or !
- Le lendemain, photo sur Sud Ouest : je suis sauvé et même délivré. Sur les pages sports Dordogne, en gros plan l'arrivée prise pile sur la ligne où on voit bien Chauvin battre d'un boyau ce diable de Stéphane Dief. Je suis rassuré. Je découpe la photo que j'ai toujours conservée, je photocopie, j'envoie un exemplaire au comité, un à Dief pour lui prouver sa 2° place, une à Chauvin pour le rassurer qu'il avait bel et bien gagner. L'incident est clos ! Pour la petite histoire Chauvin 1° appartenait au CC Marmandais, Dief à l'AS. Facture Biganos, Patrick Delort 3° également au CC Marmandais, Cailleau 4° nous venait lui du CC Béarnais et Romuald Lagorce 5° de l'ASPTT Périgueux. Ce même Lagorce qui cette saison s'est remis au vélo, en catégorie SD.
C'était le 3 juin 1990 lors du Championnat d'Aquitaine qui se déroulait à Belvès, dans notre belle Dordogne. J'étais juge à l'arrivée de ce championnat aux côtés de Yves Perpignan président du jury et de René Gasquet commissaire titulaire. Seuls trois délégués se trouvaient dans le jury, un point c'est tout ! A cette époque, il en était ainsi … Pour ceux qui connaissent, Belvès est une ancienne citadelle du vélo. C'est ici que toutes les arrivées et départ du Tour de la Dordogne se sont faîtes dans les années 1950 et c'est ici que s'est couru le Championnat de France des professionnels en 1958 et un critérium national de la route en 1957…
- A Belvès, le circuit du championnat était très difficile, avec une très longue montée (près de trois kilomètres), une descente très accidentée, une portion de plat pour se remettre de tout çà. Le jour de ce championnat, plus de 100 coureurs sont au départ. Le VC Monpazier se trouvait dans l'organisation avec au micro l'incontournable Jean-Louis Gauthier. La course s'est vite décousue du fait du profil. Il faisait très chaud. Des coureurs, il y en avait partout, même jusqu'à un tour de retard. En tête caracolaient Stéphane Dief et Gilles Chauvin . Ce duo ne se faisait aucun cadeau et à un tour de la fin, compte tenu de leur avance, ils avaient course gagnée.
- C'est dans l'ultime montée sur Belvès, que les deux hommes se livrent alors à un véritable mano à mano. Le tête à tête devient ahurissant. Le style et l'efficacité y sont. Penchés par dessus leur guidon pour donner toute leur puissance, les épaules et la tête de nos deux gaillards participent à l'effort pour hausser la cadence. Tout le monde pense qu'un des deux coureurs va finir par céder, mais aucun ne cède si bien qu'après 160 kilomètres à galérer, on assiste à une arrivée au coude à coude, insoutenable. Ça grimace, ça se joue au sprint, comme dans une étape de plaine. Je suis le juge et pour moi Chauvin a gagné d'un boyau. Mais voilà, je suis seul sur cette arrivée ! Les autres membres surveillent une course complètement éclatée où se trouvent de nombreux groupettos. Je ne peux donc comparer mon appréciation avec aucun autre officiel.
- Dief conteste poliment sa deuxième place, sans parler de ses supporters et de quelques spectateurs. Et pourtant je ne change rien à mon jugement. Les minutes s'écoulent, ça s'agite de partout. Chauvin je le laisse vainqueur, je l'ai vu ainsi, mais je suis conscient que c'était fin. Dans ma tête je commence à douter à force de voir des gens qui affirment le contraire, mais je ne cède pas. Le protocole se fait. Les maillots sont remis, puis les timbales, les bisous et tout le monde s'en va. Chauvin content, Dief en faisant la moue.
Pour moi commissaire, c'est terrible de vivre de tels moments.
Et si je m'étais trompé ? Car ici, c'était un titre qui se jouait, de plus avec deux coureurs qui valaient leur pesant d'or !
- Le lendemain, photo sur Sud Ouest : je suis sauvé et même délivré. Sur les pages sports Dordogne, en gros plan l'arrivée prise pile sur la ligne où on voit bien Chauvin battre d'un boyau ce diable de Stéphane Dief. Je suis rassuré. Je découpe la photo que j'ai toujours conservée, je photocopie, j'envoie un exemplaire au comité, un à Dief pour lui prouver sa 2° place, une à Chauvin pour le rassurer qu'il avait bel et bien gagner. L'incident est clos ! Pour la petite histoire Chauvin 1° appartenait au CC Marmandais, Dief à l'AS. Facture Biganos, Patrick Delort 3° également au CC Marmandais, Cailleau 4° nous venait lui du CC Béarnais et Romuald Lagorce 5° de l'ASPTT Périgueux. Ce même Lagorce qui cette saison s'est remis au vélo, en catégorie SD.
Aquitains au sommet
Podium de Belvès (24) 1990 © BPecca
- Trente deux ans avant, le 16 juin 1958 pour être précis, le périgourdin Valentin Huot remportait sur ce même circuit et un peu dans les mêmes conditions que Chauvin, son deuxième titre de champion de France des professionnels. Son mano à mano, il l'avait fait lui, avec Raphaël Géminiani battu de ¾ de longueur après 246 kms de course soit 6h 51' de selle sous la flotte. Derrière ces deux se classaient Mahé 3°, Scodeller 4° et Forestier 5°.
Valentin Huot était présent pour assister au bras de fer Chauvin-Dief qui lui avait rappelé tant de souvenirs…
- Mais, mis à part ça, Stéphane Dief : c'est une carrière cycliste exceptionnelle. Il a débuté au VC Médocain (VC Macaudais à l'époque)* puis à l'US Talence, est parti plus tard à Facture Biganos où se trouvait déjà René Bajan. En 1985 Dief se classe déjà 4° du championnat d'Aquitaine route remporté par ce René Bajan, son coéquipier. Il gagne entre autre à Ygos puis à Coutras.
- En 1986 on le trouve 1° de Royan-Blaye, 1° à Bernos, 1° au Bol d'Or des amateurs à Saint-Gervais Videix (j'y étais invité par Jean-René Laloi l'ancien éditorialiste du journal Cyclisme et organisateur de ce Bol d'Or), 1° à Sainte-Foy, 1° à Durance, 1° à Donnezac, 1° à Rieumes. En fait, il totalisait huit victoires.
- En 1987 il disparaît du monde cycliste mais opère son retour en 1988, où il devient Champion d'Aquitaine route toujours sous le maillot de Facture. Cette année là sept victoires auréolent son palmarès dont Mont-de-Marsan-Arcachon, les prix de Coutras, Sore, Gujan-Mestras et aussi une 2° place au circuit des vins du Blayais, une 4° au Tour du Blayais et une 3° place au Tour du Tursan.
- En 1989, deux victoires dont une à Bègles, mais aussi 4° du circuit du Marensin, 5° du Cubzaguais, 2° du Tour du Blayais, 3° du Championnat d'Aquitaine route remporté par Nicolas de Bacco, 5° du Tour du Tursan, 3° de la Flèche Landaise et surtout 2° du Championnat de France des amateurs à Montluçon remporté par le francilien Nicolas Dubois. Le Championnat de France des amateurs, c'était une sacré course et un sacré titre qui permettait entre autre de terminer la saison avec de nombreux cachets ou de passer pro. Dief l'a manqué de peu…
- En 1990 Dief remporte cinq victoires dont le Tour de Gironde où là, il bat Chauvin (2°) juste quelques jours après son échec à Belvès. Dief aimait prendre ses revanches, il l'avait fait.
Oui assurément c'était un sacré coureur qui laisse une trace indélébile pour tous ceux qui l'ont connu… Mais après cette saison 90 et son succès au Tour Gironde, on ne verra plus le Stéph sur les routes….
Dommage !
* Précisions de Philippe ?
Valentin Huot était présent pour assister au bras de fer Chauvin-Dief qui lui avait rappelé tant de souvenirs…
- Mais, mis à part ça, Stéphane Dief : c'est une carrière cycliste exceptionnelle. Il a débuté au VC Médocain (VC Macaudais à l'époque)* puis à l'US Talence, est parti plus tard à Facture Biganos où se trouvait déjà René Bajan. En 1985 Dief se classe déjà 4° du championnat d'Aquitaine route remporté par ce René Bajan, son coéquipier. Il gagne entre autre à Ygos puis à Coutras.
- En 1986 on le trouve 1° de Royan-Blaye, 1° à Bernos, 1° au Bol d'Or des amateurs à Saint-Gervais Videix (j'y étais invité par Jean-René Laloi l'ancien éditorialiste du journal Cyclisme et organisateur de ce Bol d'Or), 1° à Sainte-Foy, 1° à Durance, 1° à Donnezac, 1° à Rieumes. En fait, il totalisait huit victoires.
- En 1987 il disparaît du monde cycliste mais opère son retour en 1988, où il devient Champion d'Aquitaine route toujours sous le maillot de Facture. Cette année là sept victoires auréolent son palmarès dont Mont-de-Marsan-Arcachon, les prix de Coutras, Sore, Gujan-Mestras et aussi une 2° place au circuit des vins du Blayais, une 4° au Tour du Blayais et une 3° place au Tour du Tursan.
- En 1989, deux victoires dont une à Bègles, mais aussi 4° du circuit du Marensin, 5° du Cubzaguais, 2° du Tour du Blayais, 3° du Championnat d'Aquitaine route remporté par Nicolas de Bacco, 5° du Tour du Tursan, 3° de la Flèche Landaise et surtout 2° du Championnat de France des amateurs à Montluçon remporté par le francilien Nicolas Dubois. Le Championnat de France des amateurs, c'était une sacré course et un sacré titre qui permettait entre autre de terminer la saison avec de nombreux cachets ou de passer pro. Dief l'a manqué de peu…
- En 1990 Dief remporte cinq victoires dont le Tour de Gironde où là, il bat Chauvin (2°) juste quelques jours après son échec à Belvès. Dief aimait prendre ses revanches, il l'avait fait.
Oui assurément c'était un sacré coureur qui laisse une trace indélébile pour tous ceux qui l'ont connu… Mais après cette saison 90 et son succès au Tour Gironde, on ne verra plus le Stéph sur les routes….
Dommage !
* Précisions de Philippe ?
alain cessat
alain dithurbide
alain liaigre
alain pirondeau
albert dolhats
albert fontagnères
amerigo sevérini
andré becaas
andré darrigade
andré dufraisse
andré lesca
anthony langella
antonin magne
armand darnauguilhem
armand de las cuevas
arnaud geyre
belvès
bernard estève
bernard lafitte
boo-silhen
bruno de santi
camille saintonge
chantal gorostéguy
chantal pascal
charles job
charly gaul
christian bannes
christian buiatti
christian lapierre
christian leblanc
christian soubes
christophe dupouey
christophe eyrolles
circuit de retjons
claude dècle
claude escalon
claude moinard
claude puyo
claude riche
claude soubielle
cyrille bonnand
daniel dihars
daniel pandelé
daniel walryck
david marié
denis morand
derby de villeneuve sur lot
didier bouquet
didier duchmann
didier labourdette
didier lasjaunias
dominique eyquard
dominique lardin
driss ben brahim
elie rascagnères
emmanuel busto
eric daragnès
eric frutoso
eric loubère
essor basque
etienne fourgeau
eugène fourgeaud
fabian pantaglou
fabrice mathieu
félix urbain
fernand lajo
franck cailleau
frédéric bonomelli
georges gay
gérard ianotto
gérard mailloux
gérard rue
gilbert verdeun
guido nascimbene
guy blancheton
guy canon
guy etcheto
guy planas
helyett-pottin
hervé doueil
hervé gourmelon
honoré pontoni
irénée giusti
jacky bobin
jacques arnaud
jacques péraudeau
jacques pineau
jacques pras
jean forestier
jean francis
jean mattes
jean ricou
jean-claude bloy
jean-claude laskowski
jean-louis auditeau
jean-luc béneyrol
jean-luc leguével
jean-marc prioleau
jean-marie ballereau
jean-paul deguilhem
jean-pierre delfau
jean-pierre milani
joseph cigano
jules pineau
julien moineau
julien vasquez
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l'athlète
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laurent cecchinato
laurent jalabert
laurent mazeau
laurent mazeaud
léguillac de clercles
lino négroni
louis cazenave
louis rigon
louison bobet
luis goya
marc collardeau
marc san miguel
marcel guitard
marcel queheille
marino vérardo
maurice réjasse
max laville
michel besse
michel dejouhannet
michel esquerre
michel friou
michel gonzalès
michel guiraudie
michel landa
michel larpe
michel maccali
michel vermeulen
miguel albert
miguel martinez
miguel poblet
nicolas dubois
paris-nice
pas dunlop
pascal andorra
pascal dubois
pascal lunardelli
pascale duchêne
patrice peyencet
patrick audeguil
patrick de santi
patrick ducourneau
patrick hourdebaigt
paul mazan
philippe escoubet
philippe lepeurein
philippe lièvre
philippe mondory
philippe tranchée
pierre barrière
pierre branas
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pierre frare
pierre lara
pierre mancicidor
pierre rançon
pierre-raymond villemiane
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stéphane moreau
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yves beau
yves cardinal
yves moinet